* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

asylum

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Aka: la morte dietro il cancello

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Un jeune diplômé en psychiatrie, Dr Martin (Robert Powell), doit passer une dernière épreuve avant d'obtenir la place qu'il convoite au sein d'un asile psychiatrique. Mais cet examen n'a rien de scolaire. Il est au contraire parfaitement concret: il doit reconnaître quelle est l'âme perturbée qui se cache derrière l'ancien Dr Starr; Le Dr Starr, c'est-à-dire un ex-psychiatre et chef de la clinique ayant tristement sombré dans une obscure folie. Pour que Dr Martin mène à bien son épreuve, il ne lui reste plus qu'à écouter l'histoire des pensionnaires de l'asile afin de pouvoir " faire tomber les masques " . Les quatre récits des internés vont-ils permettre au jeune docteur de reconnaître qui est qui? Il faut aussi, malheureusement pour le jeune diplômé, tenir compte de ce que nous dit un des personnage d'Asylum: "certaines forces naturelles sont plus puissantes que la vie ou la mort".


la morte dietro il cancello

Roy Ward Baker est un réalisateur qu'il est bon de fréquenter; il a tourné aux USA et en Angleterre, pour la Amicus et pour la Hammer. Les personnages qu'il met en scène, tout au long de ses films, sont très souvent dans des situations équivoques. Dans "Don't Bother to Know" (Troublez-moi ce Soir) Marilyn Monroe, baby-sitter par erreur et dangereuse névrosée sortie trop rapidement de l'asile, menace de se débarrasser d'une jeune enfant trop encombrante à son goût. Dans "The Anniversary", Bette Davis s'en prend à sa famille et force l'un de ses fils à se travestir et l'autre à quitter sa femme. Dans le fameux "Dr Jekyll & Sister Hyde", le docteur se métamorphose en femme et caresse ses seins qu'il trouve particulièrement beaux. Dans "The Monster Club", John Carradine, célèbre écrivain, fait la rencontre physique d'un monde irréel, nocturne et assoiffé de sang, que son esprit créatif n'aurait pourtant jamais peut-être osé imaginer.


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Dans "Asylum", les acteurs sont tous dirigés avec soin et sans exubérance, ils n'en sont que plus efficaces. Peter Cushing, dans une situation aussi terrible que touchante, doit confectionner un vêtement qui est censé redonné vie à la personne qui l'endossera, en l'occurence son jeune fils.
Britt Ekland, d'une beauté juste entrevue mais qui subjugue, incarne un double dangereux de Charlotte Rampling qui, elle aussi, comme Marilyn Monroe dans "Troublez-moi ce Soir", sortie prématurément de l'asile, est submergée par des pulsions destructrices. On ne se trompera pas beaucoup, je crois, en disant qu'Asylum canalise bon nombre de thèmes qui intéressent Roy Ward Baker. Et, ainsi que dans d'autres de ses ouvrages, il aime détourner et renverser l'image que l'on peut se faire de certaines grandes stars de l'écran.


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"Frozen Fear", "The Weird Tailor", "Lucy Comes to Stay" et "Mannikins of Horrors". Ce sont les titres des quatre histoires d'"Asylum". Voyons les choses plus en détails.
D'abord, il faut se souvenir qu'une femme trompée qui s'intéresse au vaudou peut se venger même si elle est découpée en morceaux et emballée dans du papier craft.
Ensuite, on sera troublé par la terrible image de Mr Smith en larmes (Peter Cushing) à côté du cerceuil de son fils et prêt à tout pour lui redonner vie.
On change de monde avec Lucy (Charlotte Rampling) qui se construit un double qui correspond d'une part à ses désirs saphiques et d'autres part à ses pulsions meurtrières; on ne peut pas dire que l'enveloppe charnelle de ce terrible double (Britt Ekland) ressemble à un monstre.
Enfin, un "fou" qui se fait appeler "Dr Byron" a une passion, la confection de petites poupées et n'a qu'un souci qu'il énonce ainsi: "Si je pouvais introduire ma conscience dans l'une de ces poupées, cette poupée prendrait vie". Je vous laisse deviner si son fol espoir va devenir réalité.


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Une phrase viendra à l'esprit de quiconque observera les personnages féminins de Roy Baker: tout de même, "la retenue sied aux belles!". Ces belles, qui, chez d'autres auteurs, seraient tout naturellement les proies de tueurs pervers, deviennent avec notre auteur, contre toute attente, des individus dont leurs pulsions tendent à briser les plus solides tabous. Tout cela filmé sur un ton "british", sans y toucher, sans excès visuel et parfois épicé d'une note d'humour. Roy Baker a poussé très loin ce qui fait la force et le charme des ressorts des films de la Hammer et de Amicus, avec en plus un désir de profaner certaines idoles. "Asylum", ainsi que la plupart des ouvrages de Ward Roy Baker, mérite d'être vu avec attention.


orribile rene

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