* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

satan's cheerleaders

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Dans une petite ville des USA, tout va au mieux pour les pom-poms girls locales. Elles partagent leur vie entre répétitions, matchs de football, batailles d'eau contre les équipes adverses... Bref, nul ne saurait perturber ces jeunes et impertinentes jeunes femmes. D'ailleurs impertinentes, elles le sont en diable, au grand dam des hommes qui les côtoient. Et plus particulièrement le concierge de l'école, qui est devenu leur souffre douleur... Malheureusement pour elle, il est aussi un grand adorateur de Satan.
Aussi, alors que les jeunes femmes se rendent à un match de football, le bonhomme récite quelques incantations provoquant un accident, heureusement sans gravité pour le physique et le moral des jeunes filles. Profitant de l'occasion, il essaye de violer l'une d'entre elle sur un autel satanique, mais est repoussé par une force mystérieuse et meurt d'une crise cardiaque.
Les jeunes filles s'échappent, et réussissent à rejoindre le village le plus proche. Mais les habitants semblent tous vénérer... la Bête !


satan's cheerleaders

Personnellement, l'idée de visionner un film qui contient à la fois Satan et Cheerleader dans son titre me réjouit au plus haut point. J'imagine déjà les jeunes femmes nues torturer quelques hères en vociférant les pires outrages, offrant ainsi à Satan (mais aussi à moi même, et ne faites pas d'amalgames s'il vous plaît, je suis bien plus costaud que lui) un spectacle enfin digne de ce nom.
Malheureusement, une règle du cinéma d'exploitation veut aussi que plus il y a de concepts dans le titre, moins il y en a dans le film (Ex: "The Incredibly Strange Creature That..." est aussi mauvais que "The Entity" est bon).
Pourtant, des pom-poms girls sataniques, voilà une idée qui envoie du petit bois !!!


satan's cheerleaders

Et ma foi, c'est sous les meilleurs hospices que commence "Satan's Cheerleaders". Naïf, primesautier, un brin d'adolescence attardée, les frêles naïades en tenues affriolantes, le méchant sataniste voyeur... personnellement, il ne m'en faut pas plus pour me réjouir. Que voulez vous, je suis bon public !
Les trente premières minutes nous détaillent donc par le menu toutes les pitreries de ces jeunes femmes, et on est finalement plus proche de ces comédies américaines débiles des années 80 que du film d'horreur.
Puis, on entre dans le vif du sujet : la petite bourgade sataniste habitée par des autochtones hauts en couleur, la préparation d'un sacrifice humain, et les phénomènes paranormaux qui semblent provenir d'une des pom-poms girls.... on se dit qu'enfin on va assister à quelques meurtres - qui sait - à quelques messes sataniques hautes en couleur.
Mais rien... le film poursuit sur sa lancée de comédie idiote.


satan's cheerleaders

Pourtant, "Satan's Cheerleaders", s'il ne bénéficie pas de moyens extraordinaires ni de qualités techniques exceptionnelles, assure le minimum syndical et se hisse largement au niveau d'un téléfilm. D'ailleurs, on retrouve cet aspect propret si particulier aux productions télévisuelles de l'époque (et des années suivantes)...
Ainsi, les méchants satanistes sont plus vraisemblablement des ploucs de l'Iowa que des rednecks dégénérés et Texans. Pas une goutte de sang ne viendra ternir l'image, et seule l'idée d'appeler ses dobermans "Diablo" et "Lucifer", comme le fait la grande prêtresse sataniste, pourrait faire frémir le chaland.
Quel gâchis... Regarder moi ce casting : quatre jolies jeunes filles qui auraient mérité d'être trucidées, parmi lesquelles on reconnaîtra Kerry Sherman (si on a regardé "Santa Barbara"), une Yvonne De Carlo ("Les Dix Commandements") en matriarche sataniste apeurée et un John Carradine... égal à lui même, jouotant un second rôle anecdotique de clodo... mais Carradine quand même.


satan's cheerleaders

"Satan's Cheerleaders" fait partie de ces films que vous oubliez tout de suite après les avoir vu. Bien sûr, subsiste quelques jours un vague souvenir - "c'était une histoire de Cheerleader et de Satan je crois" - et puis plus rien.
La raison en est simple : rien ne le différencie des milliers d'autres productions qui partagent aujourd'hui son trou dans le cimetière des films oubliés. Scénario minimaliste et moyen, réalisation moyenne, musique insipide et moyenne - rien ne vient pousser le film dans le bon ou le mauvais ( ce qui pourrait le rendre impérissable aux yeux de certains).
Non, "Satan's Cheerleaders" entretient fièrement sa monotonie moyenne, et se laisse regarder de bout en bout - par dépit. On se laisse porter par le fil moyennement tendu par les scénaristes, puis, abattu, flottant sur le dos et à bout de force, on meurt d'ennui comme un poisson rouge dans son bocal.


maht