* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

women in cages

women in cages
Aka: the dirty dolls of devil's island

women in cages

Une jeune américaine écope injustement d'une longue peine de prison dans une contrée hostile. Comment va-t-elle vivre le monde carcéral philippin? Sortira-t-elle indemne de cette expérience atypique? Se fera-t-elle de nouvelles petites copines? Pourront-elles ensemble surmonter leur peur et s'évader? Voilà de dont le passionnant réalisateur philippin, Gerardo de Leon, va nous parler. Bienvenu dans le "Pénitencier de l'Enfer", en compagnie de jolies donzelles.


the dirty dolls of devil's island

Si vous aimez le voyage et l'aventure, les prisons philippines de femmes, les bordels flottants, les gardiennes de prison sexy et sadiques, les douches collectives imposées, les amours saphiques, les scènes de tortures dans les caves suintantes, les cloaques nauséabonds plein de sangsues visqueuses, les scènes de viols collectifs, et si en plus vous rêvez d'un "Papillon" que l'on devrait nommer "Papillonne", alors toutes mes félicitations ! "Women in Cages" semble fait pour vous.
Cependant, et là cette nouvelle condition peut vous décevoir, il faut aussi avoir un goût pour la suggestion, l'évocation, le sous-entendu. Car si vous êtes une brute épaisse qui militez pour un cinéma monstratif (la forme adjectivée de "monstration" n'existe pas mais possède son charme) qui nique la censure par devant et par derrière et qui ne ménage pas papa et maman, alors vous allez encore rouspéter.
Vous voilà prévenus. Maintenant, si vous lisez la suite, c'est soit parce que vous aimez l'érotisme retenu qui flaire bon le souffre, soit parce que vos goûts en images cinématographiques sont encore hésitants, ou bien encore parce que vous vous fichez bien de ce qu'il faut ou ne faut pas montrer à l'écran, vous prenez ce qui se présente et vous vous en délectez, soit, enfin, parce que vous n'avez rien d'autre à faire.


women in cages

Donc, "Women in Cages" reste pudique. Quelques jolies poitrines nues apparaissent. Quelques cuisses magnifiques et légèrement brillantes de sueur se laissent distinguer. On ne fait pas non plus la fine bouche devant les nus de groupe, pendant la douche. Mais on regrette (peut-être) que les femmes nues soient toujours de dos ou bien rompues par un objet quelconque qui s'interpose entre le corps et la caméra. Celle-ci, d'ailleurs, même si elle reste honnêtement voyeuse, n'a pas grand chose à dévoiler à la dérobée, les mini jupes des belles pénitentiaires cachent des culottes bien trop maintenues, les scènes de douche collective sont bien trop rapides et ne semblent pas connaître le bienfait visuel de la séance de savonnage réciproque. Seul visuel volé qui ne manque pas de charme, les cabines des prostituées à bord du bateau-bordel.
Cependant, même l'exposition des scènes de tortures ne sont pas l'occasion d'approfondir le thème si prometteur des femmes en prison. Même si le montage est juste, la caméra refuse le plan long, insistant et préfère la belle photo fugitive et suggestive. Même constat en ce qui concerne les scènes sadomasochistes, elles sont bien trop vite expédiées alors que celle qui tient le fouet nous convainc immédiatement, Pam Grier: actrice, reine du Blaxploitation sur laquelle je vais revenir.


the dirty dolls of devil's island

Women in Cages ne fait donc pas dans la mauvaise image. "Mauvaise image", au sens où les personnages ne subissent aucune réelle humiliation corporelle et au sens où Gerardo de Leon sait parfaitement faire un film et ne nous fait pas tomber dans le Z fauché mal réalisé. On peut parfois avoir le sentiment que la prison n'est qu'un décor pour combler à bas prix l'attente du spectateur; le combler sans jamais le heurter. Aucune violence frontale n'aura donc lieu, ce qui est quand même un peu fort de café pour un film qui traite de "femmes en cage". Pourtant tout était bien en place pour que nos adorables pénitentiaires souffrent durement car la gardienne en chef n'est autre que Pam Grier. Visuellement elle est l'opposée de la passive bêtasse rousse aux jambes fines et interminables (Jennifer Gan). Alabama (Pam Grier) met immédiatement les points sur les i quand la rousse américaine entre dans la prison : "Quand une petite salope s'adresse aux gardiennes, il faut dire 'Gardienne'!... Si t'as pigé signe ici!". C'est injuste parce que la rousse ne semble ni une salope et elle n'est pas du tout petite! Peu importe, Alabama entend bien se faire respecter, assouvir ses pulsions sexuelles et se venger des insolentes américaines blanches ; il faut dire qu'elle en a gros sur la patate : prostituée à 10 ans et violée à 12 (ou bien l'inverse, il faudrait vérifier) ! Malheureusement, à la fin de Women in Cages, Pam Grier sera sévèrement punie de son abus de pouvoir.
Lecteurs, si vous ne connaissez pas Pam Grier, lisez les films critiqués par BloodyJane, "Coffy" et "The Big Doll House", et profitez-en pour fureter dans les nombreuses critiques des films de Blaxploitation que vous pourrez trouvez dans Also-Known-As.


women in cages

Un bon point doit être donné pour la scène de l'évasion par les égouts dégoûtants : même dans ce contexte, les actrices restent désirables et on finirait par souhaiter les suivre dans ce tunnel qui devrait pourtant nous faire éprouver des sentiments plus négatifs.
Faisons le point. Expérience de l'injustice à cause d'une sombre affaire de drogue. Arrivée dans une prison avec les humiliations nécessaires. Objet d'une tyrannique mais néanmoins attachante gardienne. Évasion en passant par la jungle et pourchassée par une horde de "pisteurs" qui veulent profiter de leur proie sur place. Passage pittoresque par un bordel flottant en plein essor. Tout cela est réjouissant et me donne envie de donner une bonne appréciation.


orribile rene

Affiche(s)

jaquette