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blood freak

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Aka: blood freaks

blood freak

Fraîchement revenu du Vietnam, Herschell aide une pauvre jeune hippie en panne sur le bord de la route. Pour le remercier, elle lui propose de venir faire la fête avec ses amis adeptes de l'échange sous toutes ses formes. Après une folle nuit à goûter les herbes aromatiques de la jeune femme (délicieux ce romarin ! ), elle lui présente son père, propriétaire d'un élevage de dinde. L'homme affable lui propose de travailler pour lui. C'est une affaire conclue.
Pour son premier jour de travail, des savants peu recommandables proposent à Herschell de goûter la viande issue de dindes ayant subi des expériences, en plus de nourrir les animaux comme convenu initialement.
Traînant avec la communauté hippie, il tombe parallèlement dans les affres de la drogue.
Notre héros, devenu gerbile de laboratoire, se goinfre donc de blancs de dinde piquée aux hormones. A l'issue de son déjeuner, il se sent mal à l'aise et s'évanouit.
Reprenant connaissance quelques minutes plus tard, un malencontreux effet collatéral a provoqué une mutation : il possède maintenant une tête de dinde, ne peut plus que glouglouter, et une insatiable soif de sang lui tiraille l'estomac...


blood freaks

Du gros gibier non ? Ajoutons à cela que le film est entrecoupé par les apparitions eucharistiques d'un narrateur apparemment totalement étrangé à l'histoire, fumant clopes sur clopes et récitant quelques sentences bibliques pour nous signifier qu'Herschell enfreint les saintes écritures.
Ce type, vieux beau grisonnant en robe de chambre, est en fait un des réalisateurs/scénaristes du film, le second étant ... Herschell lui même !!! C'est à peine croyable !
Cessons de rire une minute devant le synopsis incongru de "Blood Freak" ! Nous sommes devant LE prototype du film improbable, la preuve par trois (drogue, religion et blanc de dinde) que l'industrie cinématographique des années 70 permettait des folies totalement impensables de nos jours.
Non mais, vous imaginez un réalisateur présentant ce projet à un producteur normalement constitué (ou l'inverse) ?


blood freak

Techniquement, "Blood Freak" est à la hauteur de mes vidéos de vacances dans le Morbihan. Caméra balbutiante, pas un brin de mise en scène ni une once d'ambition de montage - "Blood Freak" frappe fort. Je vous passe les flous insupportables dès que la caméra bouge un peu, les cadrages hasarde
ux, et les acteurs pétrifiants... Nous sommes devant l'antithèse d'un film cinématographique.
Etrangement, c'est ce côté je m'en-foutiste couplé à une certaine cohérence avec le fond qui m'a d'emblée plu : La drogue, mes amis, et je ne le répeterais jamais assez, c'est pas bien.
La preuve : même le cameraman n'arrive plus à cadrer correctement !


blood freaks

Puis la mutation intervient, et là, le film bascule dans le surréalisme le plus total.
D'abord, Herschell se permet une petite partie de jambe en l'air avec sa petite amie qui ne semble pas plus choquée que ça par son changement de faciès (ni par la zoophilie d'ailleurs).
Ensuite arrivent les meurtres.
Difficile de retranscrire les sensations qui ont parcouru mon échine en voyant ces scènes mélangeant une musique agressive, des hectolitres de sang rouge fluorescent, et des gloussements de dinde. C'était un mélange de rire et de consternation. Sûrement...
La fin nous offrira moultes tripailles, plus un happy-ending plus que bienvenu après autant d'horreur. Royal.


blood freak

Le coup de génie du film (et c'est ce qui le sauve), c'est qu'il reste toujours incroyablement "premier degré". Malgré la tête de dinde faite de papier mâché et le sang fluo, "Blood Freaks" est on ne peut plus sérieux de bout en bout.
Il ne vire pas non plus dans le grand n'importe quoi, et la trame scénaristique - si on peut dire - se tient. Nous sommes donc bien devant un film d'horreur, et pas une parodie quelconque.
Amusant, ce "Blood Freak" est un de ces petits films que n'auraient pas renié les surréalistes, et rien que pour ça, il est du devoir du fan d'improbabilité cinématographique de le voir.
Notez, pour nos amis de chez PETA, qu'une malheureuse dinde se fait honteusement égorger durant le film, ce qui ne lui permet pas de placer le fameux "aucun animaux n'a été blessé ..." au générique.
Enfin : je ne vous dirai pas s'il s'agit du héros, ou de l'animal...


maht

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