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coda dello scorpione (la)

coda dello scorpione (la)
Aka: la queue du scorpion, case of the scorpion's tail, scorpion's tail, tail of the scorpion

coda dello scorpione (la)

C'est un hasard malheureux : alors que Lisa trompe son mari, celui-ci meurt dans une explosion d'avion. Mais Lisa n'est pas vraiment perturbée, d'autant qu'elle hérite d'une forte somme d'argent.
Mais la compagnie d'assurance trouve étrange le comportement de la dame, qui désire toucher l'argent cash, dans une mallette, et envoie un enquêteur pour éclaircir cette étrange affaire.
Mais alors que Lisa doit partir pour Tokyo avec son vanity-case plein à craquer de petites coupures, un mystérieux tueur vêtu de noir l'égorge et vole l'argent.
Aussitôt, la police mène l'enquête, et l'agent d'assurance se joint à eux pour élucider le meurtre.


la queue du scorpion

Facile ! Les gialli répondent toujours au même schéma : le tueur, avec gants noirs en cuir, tue des jeunes femmes à l'arme blanche, jeunes femmes qui ont obligatoirement péché (de chair ou véniel). Quelqu'un fait l'enquête pour retrouver le tueur, et finalement, par un retournement de situation finale, le tueur est une personne que l'on connaît bien.
Et "La Coda dello Scorpione" reste dans ce schéma. Dès lors, on peut avoir peur de s'ennuyer (surtout si on n'est pas fan des gialli).
Pourtant, dès les premiers plans, on sait que "La Coda dello Scorpione" va nous transporter dans une imagerie riche et une réalisation chiadée que ne renierait pas un Bava ou un Argento.
Et qui nous a pondu ça ? Un certain Sergio Martino...


coda dello scorpione (la)

On ne peut pas nier que Martino soit un fin technicien, mais la qualité des films qu'il a tourné est souvent en dessous des productions des seigneurs du genre.
Pourtant, de certains films de Sergio Martino que j'ai vu et qui ne m'ont pas laissé un souvenir inébranlable (loin de là), je pense que celui-ci va rester gravé dans ma mémoire.
Admirablement filmé, on note d'entrée un beau travail sur la photographie (d'Emilio Foriscot). Couleurs vives, en particulier le rouge qui est très... rouge.
Le tout est soutenu par une caméra inventive et mobile... Bref, on sent la parfaite maîtrise que Martino a de sa caméra.
A cela s'ajoute une musique de l'inénarrable Bruno Nicolai qui s'offre le luxe d'être excellente et de coller parfaitement à l'action.


la queue du scorpion

Les scènes de meurtres, quant à elles, sont filmées caméra à l'épaule, et nous assistons d'ailleurs à quelques beaux meurtres, quoi qu'assez sanglants.
L'histoire en elle-même n'est pas mauvaise et on en suit le fil sans grande difficulté. Là encore, Martino nous offre un tour de force en enchaînant les scènes comme on fait un collier de perle. Rarement on verra un montage maniant aussi bien l'ellipse, avec autant de facilité et de limpidité, sans jamais perdre le spectateur.
Pourtant, le retournement final est un peu "entendu" (ou alors j'ai vu trop de giallo), et, qui plus est, abracadabrantesque... Mais cela fait aussi partie du genre.


coda dello scorpione (la)

Reste que "La Coda dello Scorpione" est un film agréable à regarder, loin du "nanar" italien que nous offre souvent un Sergio Martino des années 80. Preuves que les gialli de Martino mérite une place au soleil, un peu à l'ombre de ceux de Bava ou d'Argento, mais au soleil quand même.
Malheureusement, les qualités de la réalisation sont un peu noyées par l'histoire somme toute banale
Mais le fan inconditionnel de giallo ou l'amateur éclairé verra dans "La Coda dello Scorpione" un agréable divertissement, avec de belles scènes de meurtres, et une réalisation tout en finesse d'un Sergio Martino déchaîné.
Du tout bon.


maht

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