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mr. no legs

mr. no legs
Aka: l'infernale poursuite, destructor, the amazing mr. no legs

mr. no legs

Meurtres, deal, overdoses, livraisons de dope : tout se passe à merveille pour D'Angelo, magnat de la drogue, grand calife de la truanderie et figure emblématique du gangstérisme. Tous les flics du coin aimeraient le coincer, mais le bonhomme sait comment s'y prendre. D'autant qu'il a pour homme de main Lou, un handicapé - pardon, une personne à mobilité réduite - sanguinaire, sans peur et sans état d'âme.
Cependant, un des dealers de D'Angelo commet l'irréparable sur une jeune femme ; Lors d'une dispute, il la bouscule, et celle-ci se cogne contre la télé : elle décède instantanément.
Cet acte est irréparable, car cette jeune demoiselle était la soeur d'Andy, un flic à la dent dure. Un vrai. Spécialisé dans le nettoyage des racailles qui hantent la cité et livrent de la mort à petites doses.
C'est la goutte de sucre qui fait déborder le donut d'Andy : lui et Chuck, son coéquipier de toujours, décident d'en finir avec ces dealers...
Mais ils devront gérer Lou, et tous les amis dealers de D'Angelo.


l'infernale poursuite

Vous avez sûrement déjà vu (et si ce n'est pas fait, je vous invite à le faire) ce magnifique clip des "Beastie Boys" nommé "Sabotage", qui parodie les polars de la fin des années 70 à merveille - baston, grosses moustaches, pattes d'eph et rouflaquettes.
Et bien "Mr No Legs" est une sorte de "Sabotage" version longue.
Le générique à lui seul vaut son pesant de cacahuètes, car nous y voyons Andy et Chuck se battre (style 'kung-fu fighting' à deux balles) dans un port, avec ralentis et arrêts sur images sur fond de funk. Impayable !
Les gentils sont donc les deux gaillards, et logiquement, le film aurait dû s'appeler "La poursuite Infernale" ou "Destructor" (rapport aux bastons, aux courses de voitures et autres cascades - soulignons l'efficience du traducteur fou qui a enfin visé juste).
Pourtant non : nous avons un âpre "Mr No Legs" en version originale. Mais qui est le héros de ce film, Lou, ou les deux flics ?


mr. no legs

Il faut dire que nos deux héros mangeurs de beignets à leurs heures ( pas perdues pour Dunkin' Donuts), sont loin d'être charismatiques.
Je ne vous parle même pas d'Andy avec sa grosse moustache, son joli ventre bedonnant, et son humour raz les pâquerettes.
Face à eux, nous avons un Lou machiavélique, suréquipé et surentraîné. Qui s'y frotte s'y pique !
L'handicapé - pardon - La personne à mobilité réduite à moult tours dans son sac, comme un fauteuil roulant intégrant une double Winchester dans les reposes bras, des étoiles de ninja sur les axes des roues, etc.
Pis, le bonhomme - pardon, la personne en situation de handicap - est un karatéka hors pair à la musculature imposante. De fait, le méchant est largement plus épatant que les héros, et chaque arrivée de "Mr No Legs" est soignée et présentée comme un coup de théâtre.


l'infernale poursuite

Alors bon, le titre met l'accent sur l'handicap, pardon, la mobilité réduite, et l'anti-héros n'a plus de jambe, on le voit bien sur le poster original... D'emblée, on pourrait penser que le film frisera le voyeurisme malsain, avec tout ce que peut faire d'hors du commun un handicapé avec son absence de pied.
Pourtant, "Mr No Legs" ne fait pas la part belle au côté 'spécimen de foire', et nous montre un Lou sans grande démonstration d'agilité ni de pathos - si ce n'est un combat qui frise le ridicule à coups de moignon et de coups de tête, au ralenti, sur les bords d'une piscine. Ce combat, incroyablement mal réglé et abominablement mise en scène, est une pièce d'anthologie du manque de goût, mais certainement pas du mauvais goût.
Que l'APF range donc ses avocats, "Mr No Legs" est un personnage comme un autre, avec ses forces et ses faiblesses, capable du meilleur mais surtout du pire.


mr. no legs

On peut parler longtemps de ce Mr No Legs, mais le film dans tout ça ?
Et bien, il a les qualités de ses défauts. Si le "Sabotage" des 'Beastie Boys' fonctionne si bien, c'est que la chanson dure quelques minutes. Mais étalés sur les 1h25 minutes du film, ce qui fait rire lasse grandement, et tout cela parait souvent bien long.
Bastons, courses poursuites, si tous les ingrédients s'enchaînent relativement bien, la réalisation manque cruellement de rythme et de style, et ce ne sont pas les dialogues insipides et creux qui relèveront le tout. Le scénariste (Jack Cowden) était sûrement plus doué dans les histoires de dauphins (puisqu'il a écrit les scénarios des "Flipper") que dans celles de drogue.
Au final, "Mr No Legs" est plus proche du petit téléfilm que du grand film, et se base quasiment uniquement sur l'handicap du vilain. Trop peu pour être vraiment accrocheur.


maht

Affiche(s)

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