* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

death house

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Aka: zombie death house

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Le charmant Derek est chauffeur pour le compte d'un baron de la drogue. Alors qu'il est censé emmener la femme du patron faire du shopping, il en profite pour faire un petit arrêt vite fait à l'hôtel pour une petite partie de jambe en l'air avec la donzelle. Faut dire que la demoiselle n'est pas farouche, elle secoue volontiers sa crinière blonde et sa croupe charnue sous les yeux blasés du jeune vétéran...
Un jour alors qu'il avait amené les sbires du patron faire leur trafic, voici que les policiers interviennent ! Derek, ancien vétéran du Vietnam participe à la bagarre.Il oblige les trafiquant à libérer un des policiers... étrange réaction me direz vous ? Mais il semblerait que notre ancien soldat ait des valeurs bien ancrées : on ne tue pas un homme désarmé.
De ce fait, le patron n'a plus réellement confiance en lui... il décide de le surveiller.
Bien entendu, il s'aperçoit du petit manège qui existe entre sa femme et Derek. Faut dire que ça ne pouvait durer éternellement ces petites après midi d'hôtel nus comme des vers à se faire des papouilles...
Sa vengeance est rapide, car lui, c'est un vrai méchant, qui n'a aucune valeur morale : il noie sa femme dans sa baignoire. Il la fait transporter dans la chambre d'hôtel. Son plan machiavélique fonctionne à merveille : la police attrape Derek. Il est condamné dans le couloir de la mort, coupable du meurtre de la belle et fragile jeune femme.
Mais l'enfer ne fait que commencer...


zombie death house

Alors que dire de "Zombie Death House" ?
Tout d'abord, c'est avec joie que je me suis installée dans mon fauteuil pour visionner un petit film de zombie. J'adore les films de zombie ! Ces bonshommes qui marchent tout raides, en grognant, tête ballante et regard vide, vêtus de chiffons sales, qui ne cherchent qu'une chose : manger vos intestins, m'intéressent au plus haut point. Les films de zombies titillent mon côté écolo et humaniste, avec ces histoires de rivières infectées ou de pluies empoisonnées par des mecs avides de pouvoir et d'argent, qui n'ont que faire de notre terre "bleue comme une orange". Ils montrent la part effrayante qui dort en l'être humain, ils nous montrent que ceux qui ont le pouvoir peuvent faire basculer le monde, nous reléguant à l'état de victime sans possibilité de réaction et pouvant réduire l'humanité à néant... et ils nous révèlent à quel point l'idée de la mort est angoissante... brrrr....
Et bien ici, j'ai vite déchanté.
Car, d'une part, la véritable histoire de 'zombie' peine à commencer.
Et, d'autre part, lorsqu'elle commence, c'est la déception : les zombies ne sont même pas de vrais zombies ! (si tant est qu'il en existe de vrais...). J'aurais dû m'en douter, étant donné que le terme "zombi" a été ajouté au titre lors de la resortie dvd...
Une belle arnaque que ces zombies de seconde zone... ils sont juste atteints d'une maladie qui leur fait saigner le nez, les rend laids, très colères et plus forts que la normale ; Bref, il n'y a aucune notion de morts-vivant là dedans, ce sont des malades contaminés par un virus qui se propage par le sang, un peu comme le vih.
On est d'ailleurs plus proche du monstre tout vert Hulk, que de zombies. J'aime beaucoup cette série, Hulk, qui a égayé mes après midi d'enfant, mais entre Hulk et des zombies, il y a un pas à ne pas franchir... Il y a tromperie honteuse sur la marchandise !


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L'ombre de la grande faucheuse n'est donc pas là, cachée derrière des visages en putréfaction, pour nous glacer le sang. Mère nature n'est même pas évoquée, ni malmenée : il s'agit juste d'expériences faites sur des condamnés à mort pour tenter de créer une armée invincible. Bref, le fond de l'histoire tourne autour de la question de pouvoir de l'homme sur l'homme, thème qui n'est d'ailleurs pas creusé et qui sert uniquement de prétexte à faire un film avec des monstres (qui usurpent l'identité des zombies).
De ce fait, ne vous attendez pas à avoir une quelconque double lecture du film, comme pour ceux du fascinant Romero ! John Saxon effleure à peine l'idée que l'homme puisse être mauvais, et l'ensemble est très manichéen : les méchants sont méchants, les gentils sont gentils, les victimes sont des victimes, le tout est très puéril, les raccourcis rapides et l'intrigue frise les pâquerettes qui poussent en ce moment dans les champs.
Bref, rien de bien intéressant sous les barbelés de la prison de la mort.
Pourtant... le réalisateur est John Saxon ! Rappelez vous, cet acteur plutôt charismatique qui nous a tout de même impressionné dans certains films cultes, rappelez vous, "Enter the Dragon" ? On pourrait s'attendre à mieux d'un habitué des plateaux de films décalés et originaux.... Comme quoi un bon acteur ne fait pas toujours un bon réalisateur...


zombie death house

"Zombie Death House" n'est pas à la hauteur de mes espoirs, mais je l'ai regardé intégralement, et étrangement ce ne fut pas un calvaire. En effet, on ne peut pas dire non plus qu'on 'subit' ce film.
D'abord, parce que "Zombie Death House" se laisse regarder relativement facilement pour le peu qu'on n'est pas trop exigent.
C'est clair qu'il y a quelques ratés de réalisation : analepses balots sur fonds de voix off, ellipses incongrues, musique décalée de l'intrigue qui d'un coup vous casse les oreilles, histoire de souligner qu'il y a de l'action (au cas où on se serait endormi et qu'on n'aurait pas vu la bagarre...). Mais lorsque John Saxon ne joue pas avec les effets de style, c'est plutôt correct. Les effets spéciaux ne sont pas transcendants mais pas ridicules.
L'intérêt du film se situe essentiellement dans l'univers involontairement créé par John Saxon, et dans les petits passages incohérents, les situations grotesques et loufoques.
Aussi la prison devient bien contre toute volonté "le monde merveilleux" de la "Death House" : les prisonniers sont libres comme l'air, il se promènent dans les couloirs, à l'infirmerie, dans les bureaux comme bon leur semble. Ils rient avec les gardiens, s'amusent comme des petits fous, décorent leurs cellule à l'occasion de Noël avec des guirlandes et des loupiottes roses clignotantes...
Le réalisateur semble d'ailleurs bien s'amuser avec ses petites poupées : On ne peut que sourire devant notre héros Derek, habitué des séries TV dont tout le monde connaît la tête mais pas le nom. Il a une belle tête de vainqueur ! Tout droit sorti des années 80, on peut le définir comme un mix entre Patrick Jouvet et Jean pierre Francois, musclé bien comme il faut. Bref, pour un peu on le confondrait avec Ken ! Et Barbi bien sûr n'est pas loin... il y a même dans le monde merveilleux de la prison de la mort deux enfants qui pourrait jouer les enfants heureux et joyeux de ces derniers.
Les prisonniers aussi valent le détour, l'accent est surtout mis sur les deux "tapettes", couleurs locales de la prison. Leur côté homo est plus que surligné, on sait qui fait l'homme et qui fait la femme...et dans le monde édulcoré de "Death House" ils sont reconnus et acceptés en tant que couple et partagent le même lit... A en croire notre réalisateur, la prison est un monde merveilleux, certes où l'on se bagarre, mais quelle ouverture d'esprit !
Par ailleurs les clichés étant faits pour s'en servir, John Saxon ne s'en prive pas. Aussi, au dessus du lit du "black aux dread locks", devinez ce qui est gravé dans la pierre ? Une feuille de cannabis bien sûr ! Oh le vilain délinquant ! Qui mérite sa place dans la merveilleuse prison de la mort.
Bref, vous le comprenez, "Death House" se veut réaliste, décrivant l'enfer de la prison, mais ceci n'est pas du tout convaincant... et ce n'est pas l'unique cafard qui se promène comme un malheureux solitaire sur le visage de Derek qui nous fera penser le contraire...


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Aussi, vous l'avez compris, "Zombie Death House" n'est pas ce qu'on peut appeler une réussite. Il tient plus du téléfilm que du film.
On s'attendait à mieux pour le premier (et dernier, étonnant non ?) film de John Saxon.
Ceci dit, on peut passer un bon moment devant "Zombie Death House" pour le peu qu'on soit prévenu et qu'on n'attende pas grand chose. Ses défauts de réalisation ainsi que les situations involontairement gauches et ridicules peuvent tout à fait remplacer l'intérêt initial d'un film d'horreur et vous distraire malgré tout. Car assurément vous n'allez pas avoir le grand frisson avec "Zombie Death House", ni être impressionné, ni effrayé, ni mal à l'aise. Car il est totalement impossible de s'identifier aux personnages ou d'avoir peur des créatures qui hantent le film. De plus, le rythme n'est pas assez rapide pour créer des effets de surprises.
Ce n'est pas non plus les petites gâteries (une tête et un bras arraché, quelques morsures et figures de kung fu) concoctées par John Saxon qui augmenteront le niveau.
Vous serez juste consterné puis amusé peut être, comme je l'ai été... mais pour cela, il vous faudra faire appel à votre capacité de détachement et que vous soyez doté d'une certaine indulgence.
Vous savez quel est le véritable problème de "Zombie Death House" ? C'est qu'il n'est pas assez mauvais pour être un excellent film B (tel "L'Avion de l'Apocalypse"), mais il n'est pas assez bon pour jouer dans la cour des grands (tel les fabuleux zombies et morts vivants de Romero)... dommage.
Regardez "Zombie Death House" si vous avez du temps à perdre, par un après midi pluvieux, et si possible à plusieurs ! (c'est un bon moyen de rompre la monotonie ambiante).


bloodyjane

Affiche(s)

jaquette