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brain that wouldn't die (the)

brain that wouldn't die (the)
Aka: the head that wouldn't die

brain that wouldn't die (the)

Le docteur Bill Cortner, chirurgien de génie, semble avoir choisi une voie peu recommandable : il essaye d'éviter les rejets de greffe en utilisant divers drogues. Les résultats sont plus que concluants, mais cela inquiète son père, chirurgien également, qui y voit une rupture avec la déontologie et l'éthique de la médecine. D'autant que des rumeurs traînent sur la disparition de certains membres amputés par Bill.
Balayant d'un revers de la main toutes ces accusations, Bill part en week-end avec Jan, sa fiancée, dans sa maison-laboratoire de campagne, son assistant Kurt vient en effet de lui demander de venir au plus vite.
Pressé d'arriver à la maison de campagne, pour voir ce que Kurt ne peut lui dire au téléphone, Bill à un accident de la route. Il n'a rien, mais Jan est morte sur le coup, décapitée. Bill a tout juste le temps de récupérer sa tête avant que la voiture ne prenne feu. Il court au plus vite à son laboratoire pour maintenir en vie la tête de sa dulcinée.
Kurt lui apprend alors qu'un certain "monstre" est de plus en plus violent. Mais Bill ne s'en occupe pas...
Et il décide de partir à la recherche d'un corps pour sa chère Jan...


the head that wouldn't die

On peut, au prime abord, avoir quelques doutes sur ce film. Déjà, pour un film de 1962, la mise en scène est des plus théâtrales, voir "ringardes". Montage approximatif (pas mal de mauvais raccords en particulier), séries de plans fixes, pas ou peu de traveling... C'est sobre, très sobre. Très très sobre. Cela est visible dès la première scène, où nous assistons à une opération du père chirurgien et de son fils... Si bien que le spectateur pourrait se demander combien de temps il va rester les yeux ouverts.
Mais en se focalisant un peu sur le film, et parce qu'on ne voit rien de ce qu'il se passe sur la table d'opération, une tension se crée... On imagine une opération incroyable, aux limites de la légalité et du possible, puisque le père n'est pas rassuré. On comprend aussi que Bill est non seulement un génie, mais aussi un fou, qui ne vie qu'en dépassant les limites de la science.
C'en est assez ! On est plongé dans le film et on veut savoir la suite !


brain that wouldn't die (the)

Puis l'accident. Et la tête maintenue en vie. Et la chose dans le placard. Inquiétant.
On comprend que Bill veut tuer une femme pour récupérer un corps pour celle qu'il aime. Mais est-ce qu'il l'aime vraiment ? Est-ce qu'il n'aime pas uniquement la science ?
Et la tête reprend vie : elle voit, elle parle. Elle a même de nouveaux pouvoirs, comme par exemple communiquer avec le monstre derrière la porte.
Ce n'est pas parce qu'elle n'a plus de corps qu'elle n'est pas consciente de son état monstrueux. Au contraire. Et elle se pose la question de l'amour de Bill. Est-ce une preuve d'amour de Bill de la garder dans cet état ?
Finalement, le film questionne le rapport de l'homme à la science : Bill n'est sûrement pas un mauvais bougre, mais est-ce que toujours vouloir dépasser les limites humaines ne fait pas perdre à l'homme son humanité ?
Si au début Bill veut uniquement sauver Jan, petit à petit, on comprend que c'est plutôt le fait de tenter une opération révolutionnaire qui prend le dessus.
Au point de commettre un meurtre.


the head that wouldn't die

Soulignons maintenant la qualité du jeu des acteurs, et tout particulièrement de Virginia Leith, qui n'a comme moyen d'expression qu'une tête enrubannée posée sur une assiette... Et pourtant, on lit toutes les émotions et les questions sur ce visage. Jusqu'à la colère, qui prend un caractère quasi-surnaturel. Est-ce que, revenue de la mort, elle n'a pas emmené avec elle quelques démons ? C'est la question que je me pose encore...
Et finalement, le scénario et les situations, qui ne sont pas sans rappeler un Frankenstein moderne, ne donnent pas l'impression de déjà-vu, malgré les nombreuses similitudes.
D'ailleurs, le monstre dans le placard est de toute évidence le monstre de Frankenstein, fabriqué à partir de morceaux d'être humain plus ou moins honnêtement acquis. On ne le verra qu'à la scène finale, impressionnante et sanglante (dans la version uncut).


brain that wouldn't die (the)

Bref, une bonne surprise.
D'un petit budget, avec une réalisation sobre voir classique, avec une histoire pas vraiment originale, je retiens un film intéressant à voir.
Porté par le jeu des acteurs, tour à tour : on s'amuse, on est soupçonneux, on est inquiet, angoissé...
Une fois encore, le cinéma des années 60 nous prouve qu'on peut intéresser le spectateur sans fioritures ni effets spéciaux spectaculaires.
Et si le titre n'a rien à voir avec le film (encore une fois), et si le "cerveau avec un oeil" dessiné sur l'affiche est désespérément absent, on se fiche de l'arnaque : "The Brain that Wouldn't Die" est un petit film qui vaut réellement le détour !


maht

Affiche(s)

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