* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

demented

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Aka: démente, la démente

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"Demented" est un film mettant en scène la revanche d'une femme violée. En effet, au début du film, on voit Linda Rodgers se faire agresser par plusieurs hommes avec des bas sur la tête dans un centre équestre. Quelques temps plus tard, elle rentre chez elle accompagnée de son époux, Matt Rodgers. On apprend alors qu'elle a fait un court séjour en hôpital psychiatrique, suite à l'agression. Mais Linda est bien sûr angoissée à l'idée de se retrouver seule. Et son rustre d'époux n'hésite pas à quitter régulièrement le domicile conjugal, prétextant faire des heures supplémentaires, pour faire des galipettes avec sa maîtresse.
Linda est donc livrée à elle-même la nuit, et se fait à nouveau ennuyer par des hommes masqués, qui tentent de s'introduire dans la maison. Cependant, son mari ne la croit pas lorsqu'elle lui raconte les faits et pense qu'elle est en proie à des hallucinations. Seul le docteur Dillman semble l'écouter. Harcelée et à bout de nerfs, Linda va se rebiffer contre ses agresseurs...


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L'histoire semble intéressante au prime abord. On se dit que le film va relater la folie d'une femme blessée, on s'attend à une atmosphère particulière, confinée, et à un balancement entre le réel et le cauchemardesque.
Mais ce n'est nullement le cas.
Au début l'action se précipite, on voit l'héroïne courir de tous côtés, angoissée, poursuivie par des hommes cagoulés de bas. Même si la scène est volontairement glauque, on y voit un viol collectif, il y a au moins un peu d'action. Mais passé cet incipit, l'intrigue stagne lamentablement. Et une bonne moitié du film tient plus du drame psycho social que du film d'épouvante, et on se lasse d'entendre les gémissements Linda qui déprime sec. Les réalisateurs insiste sur les traumatismes que peut engendrer un viol et sombrent dans le misérabilisme le plus complet...


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Bien sûr, ils accumulent les misères : la gentille Linda est véritablement malheureuse. Non seulement elle a été victime une première fois, mais en plus, elle se fait à nouveau harceler par d'autres gars. Son affreux mari lui ment, a une affreuse moustache et la trompe alors qu'elle vient de rentrer de l'hôpital. Sa soeur ne la comprend pas. D'ailleurs personne ne la comprend, si ce n'est son docteur. Ok, elle est vraiment poursuivie par le sort mais bon, ça ne suffit pas à en faire un film tout de même ! Le manichéisme le plus primaire est donc de mise.
Et pour parfaire le tout, les dialogues sont d'une insipidité exemplaire, l'héroïne se demandant par exemple pourquoi les menstruations d'une femme s'appellent "règles"... et donnent le sentiment qu'ils ont servi à remplir de la pellicule.
Ca et là, les réalisateurs tentent de créer une tension, avec l'intrusion de jeunes gars chez Linda, mais l'effet tombe rapidement. Le tout est mal filmé, le mauvais jeu de l'actrice casse l'ambiance, le rythme n'y est pas et on passe du rire à l'exaspération...


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Les acteurs jouent mal et la principale protagoniste (on l'excuse car il s'agit là de son premier film) est plutôt horripilante. Tout au long du film, soit elle geint d'une voix traînante et pleurnichante, soit elle hurle d'une voix aigue, criarde et toujours pleurnichante... et c'est assez insupportable. A telle point qu'on n'a plus du tout envie d'être compréhensif. Seule consolation, le mari a une belle moustache bien ridicule et l'on peut apercevoir sa maîtresse en déshabillé. Harry Reems, le mari, a d'ailleurs joué dans bon nombre de films pornos dont le célèbre "Deep Throat".
Heureusement, à la fin, l'action s'accélère... relevant un peu le niveau du film. Et là, l'effet prévu par les réalisateurs n'est pas au rendez vous, mais au moins on peut rire de l'attitude et des propos de l'héroïne et du manque d'originalité des meurtres. Il y a au moins un semblant de suspense et un final auquel on ne s'attend pas.


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Ainsi le seul point fort de "Demented" est dans l'intrigue qui aurait pu être intéressante. Le thème de la folie aurait pu malmener le spectateur et avec une ambiance angoissante, aurait pu nous donner le frisson. Malheureusement, cette réalisation bat de l'aile, l'atmosphère n'y est pas, les acteurs jouent mal, le rythme est lent et on baille tout au long du film, en attendant la fin.
De ce fait, la fin, un peu plus rythmée et très ridicule, sort le spectateur de sa torpeur et le réveille à demi...
Ce navet low budget est donc à regarder l'après midi, à plusieurs, car il peut provoquer des somnolences et crises d'endormissements incontrôlées.


bloodyjane

Affiche(s)

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