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casa 4 (la)

casa 4 (la)
Aka: démoniaque présence, witchcraft,witchery, ghosthouse 2, evil dead 4, evil encounters

casa 4 (la)

Un jeune couple décide de passer quelques jours dans un vieil hôtel désaffecté, qui se situe sur une île perdue au milieu des flots. La demoiselle mêle l'utile à l'agréable, puisqu'elle effectue une recherche sur le paranormal et il s'avère que cette bâtisse regorge d'histoires effrayantes. On dit, dans les parages, qu'elle a été le lieu d'un lynchage lors d'une chasse aux sorcières à l'époque de l'inquisition et qu'elle en porte encore les stigmates. .
Il ne s'agit pas donc pas réellement d'un voyage en amoureux : la jeune fille est obsédée par ses travaux et lectures, ainsi que par la fenêtre brisée par laquelle une jeune fille enceinte s'est jetée. Son amoureux, photographe, est obsédé, lui, par la volonté de convaincre sa dulcinée de faire l'amour avec lui ; mais celle-ci a décidé de rester vierge...
Toujours est-il qu'ils ne vont pas rester seuls longtemps dans cette demeure sombre et froide : outre l'apparition sporadique d'une vieille femme vêtue de noir, toute une famille ainsi que des promoteurs vont débarquer et les y surprendre. En effet, la maison est en vente et ils ont décidé de la visiter ce jour de tempête.
Notre jeune couple n'a aucune autorisation légale d'occuper les lieux et y sera surpris par les vendeurs et les acheteurs.
Et voilà ! tout ce petit monde va se retrouver bloqué dans la maison. Ils vont cohabiter de force ensemble pour une nuit, car le capitaine et son petit bateau sont repartis...
Enfin... le marin n'est pas réellement reparti de lui même. Il est tout simplement mort, cloué sur le mas, après avoir vu la dame en noir. Et il dérive avec son navire sur la mer déchaînée...


démoniaque présence

Ceci vous rappelle d'autres films ? Interpelle votre culture cinématographique de l'horreur ? C'est normal. Car en visualisant "Démoniaque Présence" vous n'aurez pas le sentiment de voir quelque chose de nouveau, d'original ou d'extravagant.
Réalisé fin 1980, celui-ci est plus que référencé. Fabrizo Laurenti emprunte ça et là à ses prédécesseurs. Il mêle le mythe de la maison hantée à la possession, à la sorcellerie (et ses bonnes vieilles poupées que l'on martyrise à l'aiguille), à la présence du malin, à la quatrième dimension ; incluant par ailleurs une histoire de fantôme qui hanterait les lieux. En l'occurence celui d'une actrice déprimée et nostalgique qui ne voulait pas vieillir ni mourir....
Dans cet vieille bâtisse, les personnages disparaissent et meurent à tour de rôle, rappelant le célèbre roman d'Agatha Christie ou encore"April Fool's Day", dont vous pouvez voir la critique sur AKA.
Bref, vous l'avez compris "La Casa 4" est un peu un grand sac de père Noël dans lequel le réalisateur accumule les clichés et les références, un fourre tout de "déjà vu".


casa 4 (la)

Ainsi, on peut retrouver aisément les films cultes, qui ont marqué le cinéma d'horreur...
Le personnage de la jeune fille enceinte, qui finit possédée, les cheveux en coupe afro ébouriffée n'est pas sans rappeler les vilaines filles de "Evil Dead" (d'où le retitrage vidéo). Le réalisateur reprend même l'idée que seul l'attachement à un être aimé peut sortir quelques secondes la possédée de son état de folie.
La vieille actrice qui refuse de vieillir semble tout droit sortie d'un épisode de Colombo.
La présence de linda Blair (la petite fille de "L'Exorciste") n'est absolument pas anodine, car elle est possedée également.
Le couloir, l'ambiance de la maison, les couleurs et lumières, la bande sonore n'est pas sans rappeler les films d'horreur angoissants italiens dont Argento est le maître incontesté...
Et on s'attendrait presque à voir la célèbre K2000 avec la présence de David Hasselhoff, ce qui aurait pu avoir son petit effet !
Une scène par-ci, une scène par là fait régulièremement échos à des monuments de notre mémoire d'adeptes de l'horreur... La scène où Linda Blair se fait violer par le diable invoque, assez maladroitement, la scène de "The Entity", scène toute à fait effrayante dans ce dernier, mais ici malheureusement sans saveur.
Les portes claquent et se ferment, la maison fait prisonnier les protagonistes comme dans "Amytiville"....
La liste des films que l'on retrouve dans "Démoniaque Présence" pourrait être très longue...
Bref, les références pleuvent à gogo et mouillent comme la mer déchaînée, c'est la pêche à la grenouille !


démoniaque présence

Car il faut le dire... même si parfois il est très agréable de se blottir dans le doux cocon des clichés, ici, c'est plutôt l'overdose. D'autant plus que la magie n'opère pas. Car Fabrizo Laurenti n'excelle pas niveau réalisation. L'ensemble est plutôt moyen, il n'intègre pas réellement de touche personnelle.
Et même les quelques fautes de goût ne viennent pas rattraper l'ensemble. En effet, l'aspect vieillot de certains concepts aurait pu faire basculer le film dans le second degré et le rendre attrayant de par ses défauts, mais que nenni...
Les passages dans une autre dimension (qui se font toujours par la même image : celle d'une bague scintillante censée être aveuglante) sont d'une ringardise, même pour l'époque, à toute épreuve.
Ils agacent plus qu'ils ne font sourire.
De même, la vieille actrice stéréotypée qui porte cette bague et la musique qui accompagne toutes ces apparitions lassent rapidement.
D'ailleurs, les personnages ont peu de profondeur et ce n'est pas les dialogues insipides de Linda Blair et David Hasselhoff sur l'intérêt de la virginité qui rattrape l'ensemble.
C'est l'éternelle histoire de la bouteille qui n'est pas assez pleine ni assez vide. Les choix faits ne sont pas assez personnels, pas assez aboutis.
L'implication du réalisateur reste trop légère pour que le film trouve sa place parmi les grands...


casa 4 (la)

Bref, on s'ennuit. Ce qui est dommage, car l'ensemble n'est finalement pas mauvais. Il manque juste la touche personnelle du réalisateur dans cet amas de références, le petit plus qui pourrait faire basculer le film, la magie...
Pourtant Fabrizo Laurenti a de très bonnes idées, qu'on ne peut d'ailleurs qu'applaudir, notamment au niveau des meurtres de ses protagonistes. Ceux-ci sont originaux, attrayants et sadiques à souhait pour les adeptes de sang que nous sommes.... je ne vous en dirais pas plus, afin de ne pas gâcher les relativement rares effets de surprise du film. Mais ces instants sont hélas, trop peu présents.
Ainsi, même s'il se regarde aisément, "Demoniaque Présence" reste moyen : moyen au niveau des effets, moyen au niveau de l'intrigue, moyen au niveau de la réalisation, moyen même au niveau de la bande son... Bref, il ne se démarque pas de ses prédécesseurs, et reste platement "banal".
Un film à regarder un dimanche après midi, quand on a quelques heures à perdre.


bloodyjane

Affiche(s)

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