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heiße tod (der)

heiße tod (der)
Aka: 99 women, 99 femmes, plaisirs interdits à la prison des femmes

heiße tod (der)

Voici l'histoire incroyable du numéro 99 (Marie, la blonde, coquine Maria Rohm), enfermée injustement dans " El Castillo de la Muerte ", enceinte moyenâgeuse reconvertie en prison. " Je ne suis pas un matricule, mais un être humain sexy ", pourrait-elle rétorquer, lorsqu'on l'appelle " 99 ". Elle n'aurait pas complètement tort. Cependant dans une prison de femmes dirigée par une méchante directrice et en sous-main par les désirs pervers d'un gouverneur sadique, on n'est plus personne. En plus, elle a des démêlées avec une codétenue, le n° 76 (Zoé, la brune, l'unique Rosalba Neri), une belle brune un peu salope. Si 99 fait la forte tête, avec les filles et avec l'autorité, qu'elle ne s'étonne pas des réprimandes. Le chef de la cabane, Gorvernor Santos (Herbert Lom) et la directrice (Thelma Diaz, la brune, la grande Mercedes McCambridge) vont s'occuper d'elle avec les manières. Comme cela elle aura des choses à raconter, du moins si elle arrive à sortir du pétrin dans lequel elle est tombée. Heureusement, Rosalie (la rousse, Valentina Godoy) et une autre mal identifiée mettent au point un plan d'évasion. Il est temps de jeter la corde de fortune par-dessus la muraille de pierre et de recouvrer la précieuse liberté.


99 women

Restons, Jess et nous, inflexibles sur les codes du sous-genre : l'arrivée dans la prison de femmes perdue au milieu de l'océan indifférent aux malheurs de nos tourterelles; rencontre prometteuse avec les piliers de l'établissement, la directrice et le gouverneur nostalgique du nazisme; rapide panorama des autres détenues; repérage immédiat de la sadique nymphomane lesbienne; ne pas oublier de prendre une douche, nécessaire car avec cette chaleur mouate, tout colle; tour d'horizon d'une journée de travaux forcés; le soir, pas le temps de se reposer: humiliations diverses, viols obligatoires, sévices corporels; enfin, ne pas lésiner sur les menaces de jours de cachots. Du coup, on envisage l'évasion. Laquelle tourne vinaigre. Puis, retour à la case départ. Avec tous ces éléments on a un parfait "Femmes en Prison".
Un élément visuel essentiel de cet agréable sous-genre concerne la tenue des sauvageonnes. Franco filme des femmes avec une longue chemise d'un bleu terne, assez longue pour recouvrir jusqu'à mi-cuisse. Le numéro de la détenue est cousu sur celle-ci. C'est simple mais c'est un bon choix. Dans "The Big Bird Cage" par exemple, les femmes sont en chemisier et en short ou en pantalon collant, ce qui fait qu'on n'a pas vraiment l'impression d'être dans une prison. Jess Franco a raison, il faut une tenue obligatoire, la même pour tout le monde, c'est quand même le minimum si l'on veut rester vraisemblable. Et puis, comme disait Roland Barthes, " l'érotisme c'est lorsque le vêtement bâille ". Or, une longue chemise, filmée sur par Jess Franco et portée par Rosalba Neri, est faite pour bâiller.


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Avec un type comme Jess Franco aux commandes, les séquences secondaires sont parfois plus intéressantes qu'il n'y paraît au premier abord. Soit par exemple un dialogue entre Gorvernor Santos et la directrice, dans le bureau de celui-là. Cette séquence peut paraître un peu ennuyeuse, et faite pour remplir. Cependant, en y regardant de plus près, en oubliant les dialogues stupides, et en s'attardant sur le choix des plans, le décor, les vêtements des protagonistes, on se dit que Jess s'amuse avec l'image, l'arrière plan et avec les accessoires. Quand la directrice s'installe d'une certaine manière contre le bureau c'est aussi pour laisser apparaître un échassier empaillé et sous verre posé sur un guéridon. Ce qui est sans doute une manière amusante de représenter nos belles détenues. La robe de chambre de notre directrice exhibe une superbe rose en tissu; la fleur est voyante et complètement en désaccord avec son rôle de femme dure et un brin sadique; le plan devient vraiment marrant lorsqu'elle s'amuse avec un bibelot, une tour Eiffel qui était posée sur le bureau. On ne peut pas s'empêcher de la voir s'amuser, sans s'en rendre compte, avec une espèce de phallus. Ce détail est amusant et on se réjouit de la malice visuelle que nous offre Jess Franco pour nous parler du personnage. En ce qui me concerne j'aime beaucoup ce genre d'ornements; il révèle à mon sens un réel plaisir de faire des images, au-delà de l'histoire parfois un peu stupide qu'il faut raconter.


99 women

L'étape de l'évasion à travers la jungle est un passage obligé pour ce sous-genre. C'est assez marrant de voir une brune, très brune, une blonde très blonde et une rousse très rousse s'agiter au milieu des lianes, et de prendre un bain dans une espèce de mare lugubre. On ne rechigne pas, on est bien content de cette petite halte dans l'eau trouble, mais on se demande quand même si c'est bien le moment de se dévêtir ainsi, en pleine fuite. Peu importe, les remarques d'un pisse-froid ne seront pas les bienvenues dans un tel film où l'on peut toujours y trouver à redire.
La scène où elles tentent de se débarrasser, de sang chaud, sauvagement et avec insistance, d'un pauvre serpent qui devait se demander ce qu'il avait bien pu faire pour qu'on le martyrise ainsi, est aussi une scène obligatoire (une variation sur le thème du serpent, en plus dingue,
c'est '').
Franco, avec cette séquence, retrouve un instant l'ambiance d'un film d'horreur. Mais bon, tout va bien, les filles souffrent d'épuisement, les chemises se déchirent et bâillent de plus en plus, les corps luisent de transpiration, on est sur la bonne voie.
Autre élément exprimant sans doute encore la malice de Jess Franco: les sous-vêtements de la brune sont noirs, ceux de la blonde sont blancs et ceux de la rousse sont... rouges. Je ne sais pas pourquoi, mais ce sont ce genre de détails qui me font aimer le film.
Au milieu de la jungle elles rencontrent un autre prisonnier en fuite. Celui-ci a beaucoup de jugeote par rapport aux demoiselles. En effet, lorsqu'on lui demande s'il connaît bien la jungle, il dit " non, mais la mer doit être droit devant nous ". Sur une île, il a peu de chance de se tromper. Et puis hop, on reprend la route sans s'attarder car on entend les chiens se rapprocher.
Un autre passage obligé concerne l'intervention, pendant la fuite à travers la jungle, de bonshommes malintentionnés. Mais stoppons là, parce que ce qui arrive à la culotte rousse est beaucoup trop horrible pour être raconté.


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J'ai plutôt été séduit par le film. C'est un Jess Franco tout à fait agréable.
Il existe plusieurs version de " 99 Women ". L'une d'elles est française et est assez connue, elle s'appelle " Les Brûlantes ". Elle est plus longue que la version " Plaisirs Interdits à la Prison des Femmes. 99 Femmes ". Dans " Les Brûlantes " des scènes érotiques explicites ont été ajoutées. Je ne suis pas un spécialiste de Jess Franco, alors je ne sais pas si elles ont été ajoutées et tournées par Jess lui-même. Il n'a certainement pas décidé lui-même de les insérer. Ces scènes sont justifiées la plupart du temps par un rêve d'une des détenues. On passe donc, avec ces scènes, dans un tout autre contexte, avec d'autres actrices et dans un autre lieu. Il est sans doute plus sage de préférer la version " Plaisirs Interdits à la Prison des Femmes ". Mais si vous aimez les inserts pornographiques choisissez plutôt " Les Brûlantes ".


orribile rene

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