* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

q

q
Aka: epouvante sur new-york, q: the winged serpent, american monster, q: american terror

q

La ville de New-York est récemment le siège de meurtres sordides et atypiques. La police envoie donc deux de ses meilleurs inspecteurs, acolytes habitués à travailler ensemble.
L'inspecteur Shepard est diligenté sur l'affaire d'un laveur de vitre qui a perdu sa tête (au sens propre) alors qu'il était en train de nettoyer la façade vitrée d'un immeuble.
L'inspecteur Powell, quant à lui, enquête plus particulièrement sur un homme retrouvé écorché vif dans un hôtel.
Jimmy Quinn, lui, est un petit voyou à la manque, plutôt dans le genre chauffeur trouillard. Aussi, quand il est contraint de faire un braquage arme au poing, il s'arrange pour s'eclipser discrètement avec une mallette pleine de diamants... pendant que les autres font le sale boulot. Poursuivit par ses compères d'infortune, il s'abrite tout en haut de l'Empire State Building, où il découvre.... un oeuf !
Ces trois personnages vont bien vite se rencontrer, et découvrir qu'une ombre gigantesque plane au dessus de New-York.


epouvante sur new-york

On ne peut pas dire que les films avec des monstres géants soient la mode en 1982 : on est plus dans les slashers sanguinolents et les monstres de l'espace que des poupées animées en stop-motion. Les seules productions qui tentent l'expérience sont généralement des petites réalisations sans budget, manquant de charisme et de qualité. On peut donc légitimement douter en voyant un monstre géant sur l'affiche du film "Q". Oui ! Sauf qu'ici, nous avons un film de Larry Cohen - un habitué de la petite production de qualité !
Comment définir le cinéma de Mr. Cohen ? Hé bien Larry Cohen est au b-movie ce que la sauce tomate est aux pâtes. Si toutes les séries B avait le panache, l'humour, la joyeuseté d'un film de Larry Cohen, alors le monde du cinéma serait magnifique. Il demeure célèbre pour la série des "It's Alive", mais c'est oublié les nombreux autres petits films - tous plus amusants les uns que les autres - qu'il a réalisé, et souvent produit.
Il est aussi le papa de la série " Les Envahisseurs " et un scénariste ayant pondu pas mal de films devenus célèbres. Pourtant, ce cher Larry reste assez peu reconnu par le grand public...
Si les films de Larry Cohen sont si amusant à voir, c'est qu'ils ne se prennent jamais trop au sérieux, et que Cohen construit des scénarios simples mais solide. Cerise sur le gâteau, quelques piques à droite à gauche amène généralement une (petite) dimension critique, loin d'être désagréable...


q

Premier bon point pour "Q-The Winged Serpent ": le casting est impressionnant si on considère la production. David Carradine (Mr. "Kung-Fu"), Richard Roundtree (Mr. "Shaft") et Mickael Moriarty ( acteur fétiche de Larry Cohen, plus connu pour son rôle dans la série "New York - Police judiciaire"). Rien que ça !
David Carradine tire réellement son épingle du jeu dans le rôle du gentil flic compréhensif - limite crédule - rôle dans lequel on n'a malheureusement pas eu l'occasion de le voir souvent. Et Mickael Moriarty est, comme d'habitude, excellent, imprévisible dans son rôle de looser à qui tout réussi... ou presque.
Du coup Richard Roundtree passe relativement inaperçu, son personnage étant à la limite trop stéréotypé.
L'antinomie entre le charisme naturel de Carradine placé en porte à faux, et celui de Moriarty, bien moins évident au prime abord, fabrique un de ces couples cinématographiques qui fonctionne immédiatement
Ce duo est la clé de voûte de l'édifice : on devine des affinités entre eux, du coup, tout le reste du film coule littéralement.


epouvante sur new-york

Des meurtres rituels et un oiseau-dragon gigantesque dans le ciel : nous avons donc deux histoires qui entremêleront tout au long de " Q ". Il n' y a priori aucun rapport entre elles, même si on comprend bien vite que le "Q" éponyme est celui de Quezatlcoa.... Qetzacalt...ketzacoat--- du Serpent à Plume, le fameux dieu aztèque, et que donc les meurtres rituels sont intimement liés au monstre volant.
De l'action policière (course poursuite sur les toits, baston), un chouilla de gore (des écorchés, des gens qui se font découper en morceaux), un peu de plasticine (le monstre) , quelques punchlines ça et là, quelques situations amusantes ou comiques et des dialogues incisifs - voilà un cocktail comme on aimerait en voir plus souvent.


q

Alors bien sur, la réalisation n'est pas toujours à la hauteur. Caméra à l'épaule les trois quarts du temps, on sent bien que tout n'est pas exactement planifié au millimètre... De même, l'inscrustation du dragon en stop-motion manque souvent de finesse.
Mais le film à un petit coté "fin des années 50" - qui ne peut être que volontaire (il suffit de voir les beaux gosses sur le toit huler à la mort en voyant leur copine se faire attraper par une griffe gigantesque) - ma foi fort agréable.
Du coup, on se prend à dévoré "Q" comme un de ces gateaux de grand-mère : vous savez, c'est pas très sophistiqué, mais qu'est ce qu'on prend son pied !


maht

Affiche(s)

jaquetteposteraffiche