* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

dünyayi kurtaran adam

dünyayi kurtaran adam
Aka: turkish star wars, the man who saves the world, star wars turc

dünyayi kurtaran adam

Avis à tous les fans de films Z et de navets en puissance, "Turkish Star Wars" est au nanar ce que le Kebab est à la cuisine Turque ! Tout est là pour nous rappeler les subtilités turques des années 80, avec au menu : grosses moustaches discos à la "Doner Kebab", épées en carton pâte, moumoutes mal collées, monstres en mousse, le tout filmé dans les montagnes de Kapadoce en guise de décor "inter-planétaire". Une oeuvre où le culot reprend le dessus sur l'originalité ! Ca vous donne faim ? On continue !!!
Au niveau du scénario c'est "l'originalité" qui prime. Ainsi "Turkish Star Wars" nous offre une re-pompe vite fait bien fait et incognito de "Star Wars", l'original. Un peu comparable à un Himalaya de la faute de goût et du style raté, ce film fait preuve d'une véritable performance catastrophique au niveau des effets spéciaux ! Avec un usage abusif de "stock shots" tirés tout droit de "Star Wars", par exemple en guise d'arrière-plan lorsque les personnages sont dans les Cockpits des vaisseaux.
Mais cela ne s'arrête pas là, lorsque les vaisseaux sont sensés avancer, ces "stock shots" en provenance d'une vieille pellicule qui devait traîner entre deux kebabs (à en juger par la qualité médiocre), ne vont pas dans la même direction. Si bien qu'au bout d'un moment... ben on sait plus qui tire sur qui, qui fait quoi, qui va dans quelle direction, si on s'est pas trompé de film... Pour les explosions en tout genre, c'est aussi là même chose, ça fait du bruit, ça pétarade, ça pète dans tous les coins avec un montage complètement bâclé.


turkish star wars

Les costumes quant à eux sont "somptueux" et on voit que "les petits plats ont été mis dans les grands", si bien qu'on croirait presque au carnaval du rire, avec une utilisation généreuse du carton pâte, du plastique, du polystyrène, des gommettes et du papier mâché. Le tout pour des apparitions de personnages tous aussi variés les uns que les autres : des moustachus tout poilus, des espèces de Casimirs en peluche, des monstres en mousse couleur rose bonbon (effrayants), des espèces de Chewbacca qui ne ressemblent à rien, une blonde de service... Ainsi que deux héros aux torses poilus, qui ressemblent étrangement aux vendeurs de Kebab du coin. Musicalement parlant, "Turkish Stars Wars" excelle en hissant la bande son à son paroxysme musical... On est donc vraiment "gâté" car on a droit (entre autres) à un inévitable thème d'Indiana Jones, à quelques morceaux de "Galactica", et autres musiques de film qui ont marqué plus où moins l'époque. (Notons aussi l'usage abusif du clavier Bomtempi).


dünyayi kurtaran adam

L'entraînement subi par nos deux héros dont les coiffures restent impeccables, même dans le feu de l'action, est tout à fait impitoyable...mmm... Pardon! Disons plutôt "pitoyable". Il faut les voir se trémousser à casser des pierres avec le tranchant de la main. Les sauts sont aussi nombreux durant cet entraînement des plus intensifs (sur fond de thème d'"Indiana Jones" qui se prête particulièrement à la situation), avec une mention spéciale trampolines apparents: ça y va à coup de doubles saltos, coups de pied en l'air pour effrayer les insectes... Puis histoire de se faire les mollets, il y a aussi la course (à 2 km/h.) avec des rochers en plastique attachés à chaque cheville. Le tout accompagné de hurlements et de cris qui effrayeraient même les plus grands catcheurs de la WWF. Un entraînement qui bien entendu démontre toute son importance lors des combats...


turkish star wars

Au niveau des combats c'est de la "haute voltige", avec de superbes enchaînements qui ne servent à rien, re-pompés sur "Bioman" ou "X-or", et qui aboutissent à l'explosion d'un malheureux monstre en peluche (qui n'a rien demandé à personne) et à un gros plan sur une tête en train de gueuler. D'ailleurs on peut se demander, si ici "Turkish Star Wars" n'a pas reçu une réelle influence des séries japonaises de l'époque. Le héros pousse même le vice jusqu'à tuer les monstres en leur sautant dessus.
Puis pour faciliter le combat et pour gagner avec encore plus de panache, notre héros (Cüneyt Arkin) se munit vers la fin d'une énorme épée en bois, ou en carton (je ne saurais pas vous dire...) tellement grosse qu'on ne peut pas passer au travers des portes avec. On se dit alors que le chorégraphe devait probablement être en train de digérer son repas lors du tournage.


dünyayi kurtaran adam

Enfin, cette guignolerie intergalactique qu'est "Turkish Star Wars", ravira sûrement les fans de kitsch et surtout de drôleries, de scènes ratées, de montages bâclés, de combats guignolesques et gagnés à l'avance... Un film cultissimement kitsch, qui se regarde donc sans trop de sérieux, et qui vous procurera une bonne tranche de rire, à défaut de vous faire pleurer sur les effets spéciaux et le scénario mal foutu. Plus Z que ça on meurt, et moi je dis bravo, pour avoir eu le culot de proposer un tel kebab cinématographique !!


benhoa

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