* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

comeback (the)

comeback (the)
Aka: hallucinations, le retour, encore, the day the screaming stopped

comeback (the)

Nick Cooper, le fameux chanteur à succès anglais, n'a pas produit depuis six ans, date à laquelle il a décidé avec sa femme de faire une pause musicale (on appelle ça un pont) et de partir aux Etats-Unis.
Au terme de ces six années, le couple bat de l'aile, et Nick décide de reprendre la chanson - à la plus grande joie de son producteur.
Il ne retourne cependant pas dans son charmant loft londonien et préfère la retraite musicale que lui propose son manager - une charmante mansarde rurale entretenue par un couple de vieillard un peu étrange, Mr. et Mrs. B.
Mais chaque nuit, il entend des cris, des chuchotements, des sanglots, et est hanté par les visions d'un cadavre - celui de sa femme.
Serait-ce lié au fait que son épouse, revenue à Londres pour récupérer des affaires dans le loft conjugal, s'est fait sauvagement trucidée à la faucille par un inconnu déguisé en vieille femme ???


hallucinations

"The Comeback" commence à la manière d'un giallo, bien qu'il soit 100% anglais : meurtre sanglant ritualisé avec gros plans sur des mains gantées, héros classieux et de profession intellectuelle (pas un journaliste, mais un artiste, un peu comme "La Maison aux Fenêtres qui Rient"), réalisation soignée et esthétisante - on a l'impression d'être devant une de ces petites perles italiennes qui font le bonheur des passionnés de cinéma de quartier.
Tout cela est rondement mené, et on est attiré immédiatement par cette histoire, laissant apparaître des personnages hauts en couleurs, chacun ayant un comportement bizarre et faisant un suspect parfait pour le meurtrier. (Bref, un peu le syndrome Cluedo avec le spectateur comme joueur principal.)


comeback (the)

Dans l'ordre, il y a Harry, le bras droit de Nick, petite frappe qui tentera de violer la nouvelle petite copine de Nick.
Webster (interprété par le fameux David Doyle - mais si ! LE Bosley de "Drôles de Dames") le producteur qui veut à tout prix refaire de l'argent sur le dos de Nick.
les époux B. qui sont un peu bizarres quand même, dans leur genre...
Il y a même Nick lui même !
Après tout, c'est le seul à voir le cadavre de sa femme, peut-être que sa bonne conscience lui joue des tours et lui rappelle irrémédiablement son abominable forfait.
C'est d'ailleurs ce vers quoi "Hallucinations" tend, même s'il essaie de ne prendre aucun parti et laisse inlassablement traîner quelques indices prouvant la culpabilité de chacun - comme n'importe quel whodunit qui se respecte. Cependant tout tend irrémédiablement vers Nick et l'intrigue le désigne par le fait comme tueur le plus plausible.


hallucinations

Là où le bât blesse, c'est que "The Comeback" s'essouffle assez rapidement. Entretenir le suspense est une composante essentielle dans ce genre de cinéma, mais bien vite, le film ne tient pas le rythme qu'il s'était lui même imposé.
D'autant qu'une très bonne idée est bien vite abandonnée : des inserts de la femme de Nick gisante et pourrissante vienne faire office de pendule macabre tout au long de la première moitié du film. On essaye de deviner une autre fonction à ces plans 'grotesques' et surréels qui auraient transformé ce petit film en chef d'oeuvre.
Hélas, trois fois hélas, il n'ont pas d'autres buts que la démonstration, puis disparaissent tout à fait dans la seconde moitié du film, noyés dans le scénario qui devient de moins en moins ambitieux. Dommage.


comeback (the)

Vous ne connaissez peut-être pas Jack Jones ("moi même je ne le connais que depuis hier !") , mais c'est un fameux crooner anglais à qui nous devons la magnifique chanson de la série culte "Love Boat". Oui ! L'imbuvable voix sirupeuse qui surplombe les sourires béats de l'équipage du capitaine Stubing appartient à cet olibrius ! Enfin nous tenons le coupable !
On imagine l'effet qu'a voulu donner Pete Walker aux spectateurs audiophiles : une mise en abîme à vous laisser pantois, un truc de dingue quoi !
L'effet escompté tombe un peu à l'eau quand on ne connaît pas le-dit chanteur, et d'ailleurs, qu'il fut ou non crooner n'apporte rien au film... Heureusement le tombeur de ces dames s'en sort honorablement et n'est pas mauvais acteur.
Mais cela caractérise assez bien ce qu'est "Hallucinations" : on devine ce qui a voulu être rendu, mais il a manqué ce brin de bidule, cet insoupçonnable machin, le truc en plume qui fait toute la différence. Du coup le film est juste sympathique, et pas mythique. Dommage !


maht

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