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flesh gordon meets the cosmic cheerleaders

flesh gordon meets the cosmic cheerleaders
Aka: le retour de flesh gordon, flesh gordon 2

flesh gordon meets the cosmic cheerleaders

Alors qu'il est en train de tourner dans un film miteux relatant ses précédentes aventures, Flesh Gordon se fait kidnapper par trois pompom-girls déguisées en infirmières.
Dale, son éternelle fiancée, et le Dr. Flexi Jerkoff inventeur fou mais génial, soucieux de retrouver leur ami et accessoirement de sauver le monde, partent à la poursuite de l'équipée infernale.
Pendant ce temps, Flesh rencontre la capitaine de l'équipe de pompom-girls, qui lui explique pourquoi elles l'ont kidnappé : pour son Mojo !
En effet, sur la planète de ces nymphettes à pompons, tous les hommes (aux attributs si virils qu'ils servent de cross dans leur sport national !) ont été réduits à l'impotence. Rien. Zéro. Nada. Du coup, éhonté , tous les hommes ont quitté la planète, laissant les femmes insatisfaites et vouées à la mort.
Flesh, qui n'est pas touché par la mystérieuse maladie et dont la réputation dépasse les frontières de l'univers connu, devra donc remédier au problème en fécondant toutes les femmes de la planète... et plus si affinité.
Mais derrière tout cela se cache le rayon du maléfique "Evil Presence", un monstre qui compte bien profiter de cette arme diabolique pour semer désolation, discorde et trouble érectile.


le retour de flesh gordon

Si vous avez eu la 'chance' de voir "Flesh Gordon", premier du nom, vous savez à peu près à quoi vous attendre en regardant sa suite.
Pour ceux qui ne connaissent pas, "Flesh Gordon" était un pastiche des années 70, reprenant le fameux héros de la bande-dessinée des années 30 (Flash Gordon) en le plaçant dans un univers potache, loufoque et sexy. Le premier film était d'ailleurs un monument de kitch, alliant mauvais goût, sexe softcore et humour à la tu-yau de poêle avec une volonté qui forçait l'admiration..
Quinze ans plus tard sort donc cette suite "Flesh Gordon Meets the Cosmic Cheerleaders". On peut s'étonner du temps qu'il aura fallu au réalisateur pour sortir ce second opus, même si de toute évidence, la production de ces deux films ne s'est pas faite sans difficulté.
Et cette fois-ci, le rayon ne rend pas fou de désir sexuel, mais impuissant... tout un programme.


flesh gordon meets the cosmic cheerleaders

On reprend les mêmes et on recommence, donc.
Enfin, on reprend l'humour touche-pipi du premier opus, puisque pour le reste, aucun acteur ne retente l'expérience (ben oui, quinze ans après, le premier Flesh Gordon doit avoir perdu de son inextinguible jeunesse) - si ce n'est William Dennis Hunt, qui jouait l'empereur Wang et qui reprend le rôle du grand méchant sous les trait du mystérieux "Evil Presence".
Tout est donc prétexte à parler de sexe, un peu comme les enfants à l'école : jeux de mots grivois, formes phaliques et explicites, mamelles en tout genre.
Par contre, là où le premier film faisait dans le sado-masochisme soft, une sorte de SF post-érotique soixante-huitard bon enfant, "Flesh Gordon Meets the Cosmic Cheerleaders" tombe parfois dans le lourdingue-graveleux. A ce titre, la rencontre de Flesh Gordon avec une bite géante maquillée comme un camion volé qui jette des savonnettes pour que notre héros se baisse... ne m'a pas convaincu. Idem pour le côté scato des "Turd People", ces messieurs-caca dignes de "South Park"... Sauf que dans "South Park", c'était beaucoup plus marrant.


le retour de flesh gordon

Les limites du mauvais goûts sont donc parfois dépassées, d'un cheveux (j'aurais dû dire "d'un poil de cul" pour conserver l'esprit du film). "Flesh Gordon 2" ne sombre pourtant pas dans le glauque, mais bien dans le ridicule, principalement par excès de confiance. Ou plutôt par un de ces phénomènes bizarres de certains z-movies de la fin des années 80 ou du début des années 90, qui se complaisent dans une certaine médiocrité, exposant un manque de savoir faire en se cachant derrière un second degré de circonstance.
Et donc, le côté cartoon est encore exagéré, caricaturé à l'extrême, tant et si bien qu'on ne sait pas trop si les acteurs en font des tonnes pour coller à l'univers ou s'ils sont tout simplement mauvais.(Personnellement, je penche pour la première hypothèse, mais je ne disqualifie pas totalement la seconde.)


flesh gordon meets the cosmic cheerleaders

Retranscrire un univers BD au cinéma est déjà bien difficile. Retranscrire un univers "BD adulte" est encore moins facile. Transposer, au cinéma, la connivence complexe qui lie le dessinateur de "BD de cul" à son lecteur tient du miracle. Miracle que je n'ai rencontré que parfois, au détour d'un "Gwendoline", ou d'un "Barbarella". "Flesh Gordon", premier du nom, s'en tirait bien, sans mériter de "hola".
"Flesh Gordon Meets the Cosmic Cheerleaders" rate presque totalement sa cible. Heureusement, dans le flot continuel d'idées qui parsèment le film (et c'est une de ses qualités), certaines font mouche : comme le milk-bar déjanté où l'on sert le lait à même la mamelle, ou encore le vaisseau spatial qui fonctionne à l'énergie sexuelle de poules.
Au final, je reste mitigé. Je ne me suis pas réellement ennuyé, j'ai même parfois ri de bon coeur - ou jaune. J'ai souvent été atterré par cette auto-complaisance dont je parlais plus haut.
En même temps, et en cela, il est bien un film de son époque.
"Flesh Gordon Meets the Cosmic Cheerleaders" souffre de la comparaison avec son aîné. A choisir l'un des deux, préférez quand même le premier. Le second satisfera les curieux, et les fans de Roger Brunel.


maht

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