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cherry 2000

cherry 2000

cherry 2000

Le modèle Cherry 2000 est réputé pour être le meilleur robot jamais conçu : noté A en cuisine, A en sexe, A en étourderie, A en blondeur, A en regard mutin, c'est LE modèle que tout homme aimerait avoir à la maison.
Seulement voilà : Cherry 2000 ne se fabrique plus. Nous sommes en 2017, et le prix des matériaux pour construire ce genre de nymphettes métalliques est devenu exorbitant. Quelques modèles similaires existent bien encore mais aucun ne sont aussi beaux, aussi polyvalents, aussi blonds que Cherry 2000 - LA Rolls des femmes-robots.
Quant aux vraies femmes : elles sont si peu nombreuses que tout acte sexuel est dûment contracté devant un notaire, rendant la chose... peu attrayante.
Aussi Sam Treadwell, rentrant de sa dure journée de travail, est bien content de retrouver sa Cherry 2000 pour manger les bons petits plats qu'elle lui a préparé et goûter des gâteries qu'elle va lui faire.
Mais fougueux et impétueux qu'il est, alors qu'il se prépare à un coït sauvage à même le sol avec l'androïde bipède, celle-ci crame bêtement parce que le lave vaisselle a débordé.
Mais pourquoi la vie est-elle si injuste et l'électroménager toujours contre l'Homme ?
Sam est mis au parfum par le vendeur de droïde du coin : il n'existe plus de Cherry 2000 , à part... dans la zone 7. Une zone dangereuse où doivent bien traîner quelques châssis dans lesquels Sam pourrait insérer la mémoire de son défunt robot - et reprendre là où tout s'était arrêté. Mais... La zone est gardée par la bande de Lester, un dangereux maniaque. Et une seule personne ose s'aventurer aussi loin dans les terres désertiques : Edith Johnson, un chasseur de prime sans foi ni loi... qui est une femme.


cherry 2000

Bloodyjane se moque souvent de moi car j'aime bien les post-nukes, sans jamais en avoir fait une aptitude particulière dans la rubrique "compétences  diverses" de mon CV : "Apprécie les films où des gens mal-attifés se baladent en dragster dans les déserts irradiés de la vie post-nucléaire." Diable, c'est pourtant sexy les dragsters !
Que voulez-vous, j'ai gardé une âme d'enfant...
"Cherry 2000" est pour part une sorte de post-nuke, auquel il emprunte les ingrédients majeurs, en y ajoutant quelques éléments de science-fiction plus classique.
Pour ce qui est des thèmes majeurs du post-nuke : il y a les mégapoles, qui sont encore le lieu principal de vie civilisée, avec tout le confort malgré les restrictions imposées par la vie moderne.
Puis il y a en dehors des villes, c'est à dire tout le reste, sectorisé, désertique et peuplé de bandes complètement folles. Bien sûr, il y a les voitures tunées en diable, montées sur des grosses roues comme cela se doit, et armées jusqu'aux dents. Enfin, il y a les chasseurs de primes qui vont là où personne ne va, et les fouineurs qui récupèrent tout ce qui peut se récupérer pour le revendre au plus offrant.
Le film est une quête comme souvent, quête du "Cherry 2000", qui mène les protagonistes toujours plus loin dans les terres maudites.
Pour ce qui est de la science fiction plus classique, "Cherry 2000" se permet d'apporter un univers relativement cohérent, obéissant à des règles énoncées, et une pseudo-réflexion sur la robotique, l'être cher et l'humain.


cherry 2000

Le problème de l'amour Homme-robot se pose donc, irrémédiablement, puisque l'objet de la quête est un robot dont Sam est amoureux.
S'opposera bien sûr l'attirance pour l'humain, à travers Edith "sexy avec mes cheveux rouges et mes seins qui pointent" Johnson.
Cet aspect de l'histoire (est-ce que l'amour d'un robot est possible ?) est effleuré mais jamais approfondi.
(En parlant de seins, c'est un comble, on n'en voit pas un seul tout au long du film, ce qui est sans aucun doute une faute de goût pour un post-nuke. Ce n'est pas anodin, car "Cherry 2000" fait tout pour rester accessible aux petits enfants : pas de sang, pas de sexe, pas de gros mots, pas de rien).
Zut, je m'étais promis de ne pas comparer les deux films pour ne pas révéler l'horrible vérité mais je ne peux la cacher plus longtemps : de toute évidence, Ridley Scott a copié sur "Cherry 2000" - ce qui est mal - et je réclame qu'enfin jaillisse la lumière sur cette infamie de l'histoire du cinéma : Bouh, bouh "Blade Runner" !!! C'est d'autant plus vil que Ridley Scott a copié "Cherry 2000" cinq ans avant sa sortie, sûrement en volant les plans dans une base secrète ! Ce qui ajoute le vol au copiage et mériterait une belle punition.


cherry 2000

Pourtant, aussi télescopée que soit cette histoire banale, "Cherry 2000" est agréable à regarder, tous neurones déconnectés.
On a le droit à une réalisation rythmée, qui nous mène à travers le désert pour égrener tous les clichés du genre : des méchants décérébrés qui tirent à peu près partout sauf sur les héros (et qui ratent leurs cibles avec des bazookas !), des courses-poursuites entres les gentils dans leur voitures et des jeeps et des quads (grrr, du "Mad Max 2" pur jus), le grand méchant très méchant qui tue de pauvres innocents de manière atroce (ce qui prouvre bien qu'il est sans foi ni loi), le gentil qui se fait capturer (par un coup de traître) et l'attaque du camp des méchants la nuit (qui foire malgré un plan diablement bien conçu à base de cocktails Molotov), etc. La liste pourrait être plus longue et les parenthèses encore plus nombreuses, mais on va s'arrêter là (une dernière pour la route).
La musique et le casting sont à l'avenant... Bref, on a un film cohérent de bout en bout, en osmose avec lui même, ce qui ne fait pas forcément un film de qualité, mais quand même !
Petit pois sur la cerise, un esprit singulièrement cartoon se dégage à mesure que le film progresse, sans doute parce que la photographie fait ressortir les couleurs vives, chatoyantes, pimpantes.


cherry 2000

"Cherry 2000" n'est pas le film du siècle. Ce n'est certainement pas le post-nuke de la décennie non plus. Il reste pourtant un film agréable, dans la moyenne de ce qui se faisait à l'époque.
Comme je le disais juste au dessus, il se contente du minimum mais il le fait correctement, ce qui lui permet de ne pas se casser la gueule par excès de zèle. Et comme il a tous les défaut du genre, on en vient à y prendre goût, mi amusé, mi nostalgique de l'esthétique Big-Jim des films de cette époque aujourd'hui révolu (quoi que...).
Ce qui gâche un peu le plaisir, c'est cet aspect cradingue des post-nuke qui fait singulièrement défaut ici. On sentirait presque l'eau de cologne des méchants tellement tout cela est propret et 'bien sur soi' ! Pas un mot qui dépasse, pas une scène graveleuse, tout est irrémédiablement lisse. Dommage, mais n'est pas Cirio h. Santiago qui veut !


maht

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