* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

devil doll

devil doll
Aka: la poupée diabolique, la poupée sanglante

devil doll

Mark English et sa petite amie, Marianne Horn, se rendent à un spectacle du Grand Vorelli, hypnotiseur et ventriloque très en vogue en ce moment. Et ceux-ci ne sont pas déçus... "le grand Vorelli" fait monter sur scène la jeune Marianne et lui donne l'ordre de danser le twist.
Celle-ci, au grand étonnement de son amoureux, s'exécute superbement bien, alors qu'elle n'a jamais su danser le twist. Mais le plus incroyable reste à suivre...
En effet, le duo Vorelli et son pantin Hugo laisse les spectateurs sans voix. Après une discussion avec son "maître", le pantin se lève sous les yeux du public pour le saluer. Aucun fil n'est visible, le pantin se déplace naturellement sur ses deux jambes...
Intrigué, Mark English, un pur cartésien, aimerait découvrir le secret de Vorelli. Il envoie donc sa petite amie inviter le grand hypnotiseur à la fête de bienfaisance qu'organise la tante. De cette façon, pendant que Vorelli sera dans l'assemblée, il pourra approcher discrètement le pantin pour déceler son secret.
Mais sans le savoir, il envoie sa belle et tendre dans la gueule d'un loup...


la poupée diabolique

Des histoires de pantins et de poupées, il y en a plein dans l'histoire du cinéma d'horreur... enfin, il y en a beaucoup. Des réussis comme "Dolls" ou "Tourist Trap", des moins biens réussis comme le célèbre "Chucky".... et on peut dire que "La Poupée diabolique" sera rangée dans la médiathèque d'AKA dans le premier rayon.
Ce film, à petit budget, en noir et blanc, peu prétentieux et quelque peu daté est une belle surprise. Il s'en sort plutôt bien.
Tout d'abord car il n'a pas vieilli, ou presque. D'ailleurs son petit côté sixties n'est pas pour déplaire. La musique y est parfois extravagante, les demoiselles ont des "choucroutes" dans les cheveux et un trait noir au dessus de l'oeil. Bref une certaine légèreté vient côtoyer une tension palpable, présente grâce à la mise en scène, à la caméra et aux jeux d'ombre et de lumière ; une façon de filmer typique de ces années-là.


devil doll

Ainsi, "Devil Doll" est plutôt classique. Et c'est tant mieux.
Lindsay Shonteff sait ici intriguer le spectateur avec presque rien. Une atmosphère, un regard, un personnage, une goutte de sueur qui perle, une poupée décoiffée au sourire figé...
Il est efficace.
Le personnage principal - est ce Vorelli ? Ou Hugo le pantin ? - est impressionnant. Ce "voleur d'âme" apparaît comme sadique, avide de pouvoir, tellement peu humain à côté de sa marionnette... qui à son contact en deviendrait presque humaine.
Bref, Vorelli est glacial, et il glace le sang.
Le film repose d'ailleurs énormément sur son jeu d'acteur.


la poupée diabolique

La tension grandit au fur et à mesure du film... au fur et à mesure que Hugo, le pantin, se rebelle. Il devient de moins en moins obéissant, de plus en plus autonome, ayant du mal à supporter les sarcasmes de son maître.
L'intérêt du film se situe là, dans ce combat psychique entre Vorelli et les autres, entre Vorelli et son pantin. Il se situe là, ainsi que dans la réalisation soignée et travaillée.
Car si on regarde le film au premier degré, l'histoire est banale, elle ne suffirait pas à rendre le film intriguant.


devil doll

C'est donc une belle surprise que ce "Devil Doll" qui nous vient de l'Angleterre...
Lindsay Shonteff a réussi son coup, contrairement à "Night after Night after Night" (du même réalisateur) qui fait pale figure à côté de "Devil Doll".
Il a su créer une atmosphère particulière avec très peu de moyens, et, on peut le souligner, avec une certaine classe. Imaginez, une scène de bagarre entre un pantin et un homme. Celle-ci peut rapidement tourner au ridicule... et bien, dans "Devil Doll", elle devient une scène improbable et incroyable, qui sert à merveille l'intrigue, et qui surprend le spectateur par son aspect dramatique et obscur.
Le réalisateur ose. Il ose des scènes absurdes, qui pourraient facilement faire basculer le film dans le ridicule. Mais non. "La poupée Diabolique" tient bien la route, le tout reste très sérieux.
"Devil Doll" fonctionne bien malgré ses excentricités.
De plus, le retournement final inattendu n'est pas pour me déplaire.
Bref, je ne peux que saluer extravagante prestation de Vorelli et de son pantin, qui m'ont fait passer un agréable moment, ce à quoi je ne m'attendais guère.
Bravo Vorelli ! Et surtout, Bravo Lindsay Shonteff et son équipe !


bloodyjane

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