* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

alone in the dark

alone in the dark
Aka: dément

alone in the dark

L'hôpital psychiatrique du Dr. Leo Bain est d'un style tout particulier. Les patients y vivent en toute liberté, quoi qu'électriquement surveillés. En effet, un système d'alarme perfectionné empêche quiconque de s'approcher des voies de sorties (fenêtres, portes, etc.). Dans le cas contraire, les portes se verrouillent, des rideaux de fers tombent lourdement, bloquant toutes les issues.
Et les patients, qui ne sont pas fous (Ah si en fait !) n'essayent quasiment plus de s'échapper. Enfin presque. Car Hawkes, Preacher, Fatty et Bleeder, les pires patients du docteur, essayent encore parfois. D'autant que leur Docteur préféré est parti, remplacé par le jeune Docteur Dan Potter. Ils sont d'ailleurs persuadés que ce satané Dr. Potter a tué leur médecin favori pour lui piquer sa place.
Mais on ne peut pas s'échapper de l'asile, et venger la mort du bon docteur. Sauf si... une coupure d'électricité générale empêche le système d'alarme de fonctionner.


dément

Les quatre fous aux surnoms si attachants vont donc se balader dans la ville pour retrouver le bon docteur Potter et lui faire quelques trous dans la peau. Pendant ce temps, la ville sera à feu et à sang, et l'insécurité rodera.
Car vous le savez, quand l'électricité est coupée, tout le monde court piller les magasins du coin et les punks deviennent les rois de la ville (c'est marqué dans "Ecrire un scénario d'horreur pour les nuls", vous ne l'avez pas lu ?).
L'intrigue est somme toute basique, donc. Mais plusieurs choses donnent envie de jeter un petit coup d'oeil à "Alone in the Dark".
Le casting d'abord, mérite qu'on ne rate pas : on aura rarement vu plus belle brochette de seconds-couteaux : Jack Palance, Donald Pleasance, Martin Landau. Rien que ça !
Le réalisateur ensuite. Nous sommes devant le premier film de Jack Sholder : ça ne vous dit peut être rien, mais le monsieur a une vraie réussite à son palmarès, et c'est "The Hidden", un petit film très très sympa.


alone in the dark

La première partie consiste à la mise en place des différents protagonistes, de la construction de deux équipes et d'un lieu pour se battre. J'y reviens juste après.
D'abord, l'équipe du Dr Potter : il y a sa femme, bien sûr. Sa fille. Puis sa petite soeur qui vient de sortir d'un épisode douloureux de dépression. S'ajoutera par la suite un prétendant de sa soeur, et un officier de police.
Pour l'équipe B, elle est toute trouvée puisqu'il s'agit des trois mousquetaires de la schizophrénie.
Reste le lieu : facile, les fous veulent tuer le Docteur, autant le faire à domicile, c'est d'autant plus dur (tous les spécialistes des sports d'équipe vous le dirons, vaincre à domicile, c'est d'autant plus gratifiant).
Qui plus est, la recherche de l'adresse de la-dite maison mène indubitablement à occire quelques passants (on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs), ce qui permet de s'amuser en attendant l'ouverture des hostilités. Cette partie n'est pas particulièrement palpitante, mais suffisamment intéressante pour nous maintenir éveillés. En attendant la suite...


dément

Car toute la première partie ne sert qu'une chose : le huis-clos "night-of-the-living-dead"esque de la fin. Enfermée dans sa maison, l'équipe A du Dr Potter va devoir subir les assauts de l'équipe B jusqu'au petit matin.
Là où est le génie de "Alone In The Dark" c'est dans la façon dont les personnages ne jouent pas leur rôle. Je m'explique.
La petite fille gardera relativement son calme et sera une vaillante combattante (Rêvez pas, c'est pas "Battle Royal", nous ne sommes qu'en 1982).
La jeune soeur de Potter n'aura pas les nerfs d'acier escomptés, et encore moins la brute épaisse qui lui sert de boyfriend trouvé pour l'occasion.
Je ne parle pas du flic, ou du héros, qui eux sont à peu près les seuls à tenir leur rôle : l'un est plus costaud qu'on le pense, et l'autre se fait tuer en premier.
Je vous laisse dessiner les flèches pour relier les rôles aux noms, vous avez deux heures, les calculatrices sont interdites.


alone in the dark

La partie "huis-clos" est rondement menée, riche en rebondissement, et fait qu'on garde un chouette souvenir d'"Alone In The Dark".
Certaines scènes sont très stressantes, ce qu'on n'aurait pas imaginé venant d'un film pareil.
La qualité du film vient aussi de la qualité de l'interprétation de tout ce petit monde (On note particulièrement l'un des premiers rôles de Dwight Schultz en Dr Potter... vous le connaissez sûrement mieux en Looping dans "L'Agence Tout Risque"). Je ne vous parle même pas de Martin Landau, qui est vraiment incroyable dans son rôle de tueur.
Ajoutons à cela une scène d'ouverture vraiment incroyable, à la limite du Lynch période "Twin Peaks".
Bref, "Alone In The Dark" est un petit film sympathique qui mérite vraiment d'être vu !


maht

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