* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

dark star

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Aka: dark star - l'étoile noire

dark star

Quatre astronautes sont dans l'espace depuis 20 ans. Ils n'ont pratiquement pas de contact avec la terre, les messages étant transmis 10 ans plus tard, vu la distance.
Nos protagonistes n'ont donc que peu d'activités dans ce petit vaisseau. Mais il leur arrive tout de même quelques aventures. Parfois, il y a des planètes à détruire, ce qui plaît énormément au lieutenant Doolittle. Parfois un extra terrestre, se sauve de sa cellule et fait de mauvaises blagues au sergent Pinback....
Et le temps passant lentement, chacun s'occupe comme il le peut, chacun essaye de combler le vide à sa façon. La promiscuité et l'isolement aidant, leur ciboulot ne fonctionne plus très bien. De fait, nos 4 barbus tout droit sortis des seventies sont parfois un peu bizarres... mais toujours très amusants.


dark star - l'étoile noire

Intéressant que cette petit perle sortie tout droit de l'imaginaire combiné de John Carpenter et de Dan O'Bannon (brillamment interprété par le scénariste de "Alien, le huitième Passager").
Nous entrons dans un univers calme, coloré, pausé, où les voix des machines ressemblent aux douces voix des stewards et des hôtesses de l'air. Dans un espace confiné, mais nullement anxiogène. Le film ne comporte rien d'angoissant ni de violent. En cela il différe des autres films sur ce thème.
Les protagonistes s'ennuient certes, mais ils vivent sereinement leur ennui, à part le sergent Pinback, qui parfois s'énerve un peu.
Ils sont résignés. Résignés à passer leur temps à se couper la moustache au ciseau, à lire les éternelles mêmes BD ramenés de la terre, résignés à faire (ou à subir, tout dépend de quel côté on se pose) les blagues nulles et les radotages de Pinback. Résignés de leur sort. Résignés à vivre à 4. Résignés à s'ennuyer.


dark star

Ces 4 personnages sont d'ailleurs particuliers et très sympathiques.
Il y a les 2 rêveurs : Boiler, qui passe son temps dans la capsule au dessus du vaisseau à regarder les étoiles et Doolittle, qui regrette de ne pouvoir faire du surf sur les étoiles, et qui joue d'un instrument fait de bouteilles de verres remplies d'eau.
Il y a le bouffon, Pinback, à qui il arrive toujours des évènements improbables. Il est tombé dans ce vaisseau par hasard, car il n'est pas astronaute à l'origine.
Et enfin, il y a le discret Talby, qui parfois, on se demande pourquoi "se frite" avec Pinback.
Ils parlent pour ne rien dire, ils ne s'écoutent pas. Ils n'attendent qu'une chose, c'est que le robot qui sert à manger leur donne du poulet... Ils n'ont pas réellement d'émotion, de sentiment, d'esprit de groupe..,
Bref, le tout est complétement irrationnel et décalé.


dark star - l'étoile noire

Et c'est la force de "Dark Star". L'intérêt est là, dans l'absurdité des situations. L'esprit de "Benny hill" n'est jamais très loin...
On n'hésite pas à nous montrer un protagonistes bloqué pendant 20 minutes dans un ascenseur, tentant par tous les moyens de s'en sortir, manquant de tomber, auquel on propose d'écouter "le barbier de Séville de Mozard" alors qu'il est suspendu dans le vide, auquel l'ordinateur de bord lui demande d'appuyer sur le bouton 1, pour ensuite lui dire qu'il faut évacuer car il a enclencher des détonateurs dans l'ascenseur....
Il y a une scène aussi incroyable que farfelu ou l'extraterrestre, un gros ballon doté de pieds, fait de mauvaises blagues à Pinback, et le fait "tourner bourrique".
Il y a aussi cette bombe qui ne cesse de rentrer et sortir de son socle, agacée d'avoir des ordres contradictoires; qui décide qu'elle explosera coûte que coûte, et qui finit par parler philosophie avec Doolittle, qui tente de détourner son attention pour sauver le vaisseau...


dark star

Le côté kitch, carton pate, ajoute un charme terrible à l'ensemble. Il est sans doute dû au budget serré dont disposait Carpenter (quoi que...). J'ai adoré ces petits vaisseaux de plastiques tremblotants qui sont sensés naviguer dans l'espace, j'ai adoré ce trop plein de lumières vertes, roses, bleues dont use et abuse le réalisateur, j'ai adoré la voix d'hotesse de l'air (qui a le sourire dans la voix) de l'ordinateur de bord, ainsi que les boutons clignotants et les nuées d'étoiles épyleptiques qui font mal aux yeux....
"Dark Star - l'Etoile Noire" est, comme je l'ai dit au début, "une petite perle". Son côté décalé, son univers absurde, ses personnages loufoques, ses situations rocambolesques, en font un film très distrayant, d'une rare singularité.
On rit de bon coeur, on est ému, on est stupéfait, on est admiratif, on est émerveillé.... et la fin est admirable !
Bref, ce premier long métrage à petit budget est une véritable réussite. .


bloodyjane

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