* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

forgotten (the)

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Aka: don't look in the basement !

forgotten (the)

Pour soigner ses patients fous, le Dr. Stephens a créé une expérience innovante : il vit avec ses patients et une infirmière en communauté au sein d'une habitation, à l'instar d'une grande famille. Au cours d'une séance de psychothérapie particulière faisant intervenir une hache, le docteur reçoit malencontreusement un coup de hache dans le dos.
Au même moment, l'infirmière se fait également trucider par une autre patiente. Heureusement, reste madame le docteur Masters qui prend en charge l'établissement. Peu de temps après, arrive une jeune infirmière désireuse d'apprendre les techniques révolutionnaires du docteur Stephens. Elle est désolée d'apprendre la mort de celui-ci, mais elle réussit à convaincre la nouvelle Directrice de la garder dans la maison...


don't look in the basement !

Le film commence fort : deux meurtres sanglants pour le prix d'un ! Un asile de fou avec une pléiade d'archétypes. Une atmosphère lugubre et déjantée. Tout pousse à se dire que nous allons passer un agréable moment en compagnie de ce film (d'ailleurs plus connu sous le nom de "Don't Look In The Basement") et de cette charmante infirmière.
Pourtant notre enthousiasme sera légèrement atténué après cette mise en bouche savoureuse... En effet, si l'idée de base est bonne quelques lacunes viennent gâcher le plaisir.


forgotten (the)

On commencera par le choix des pathologies, toutes plus communes les unes que les autres :
De la brute épaisse lobotomisée et donc retombé en enfance qui joue avec un bateau en plastique, à la nymphomane ayant subi des violences affectives, en passant par le sergent des armées, jumelles collées aux yeux, prêt à faire la guerre ! Les scénaristes n'ont pas cherché bien loin dans leur manuel du parfait spécialiste psychothérapeute, bien qu'ils s'y soient mis à deux... mais on ne leur en voudra pas bien longtemps, car les clichés ne gâchent pas l'ambiance du film.
Là où ça devient plus gênant, c'est sur la longueur de certaines scènes et l'imbroglio général. En effet, le tout est confus (même si on conçoit bien qu'on est dans un asile et que forcément des choses irrationnelles doivent se passer), on confond souvent les personnages car certains sont délaissés voire carrément oubliés (on se demande toujours où se cache le cadavre du réparateur de téléphone...). La monotonie a trop souvent tendance à s'installer chez le spectateur, et cela est sans doute dû à de nombreuses scènes inutiles qui ne donnent aucune information ni ambiance.


don't look in the basement !

Par contre les nombreux retournements ne nous laissent pas froids et on prend un malin plaisir à se laisser entraîner par la tournure schizophrénique donnée au scénario.
Tout au long du visionnage, nous y sommes tous allés de notre petite hypothèse : "C'est lui qui l'a tué !", "Lui il est pas fou !", "Le fou là... c'est pas un fou mais c'est l'ancien docteur lobotomisé !!!"
Bref, une véritable oeuvre interactive sur fond de musique concrète (...dirons-nous)!
En fait, l'histoire de "Don't Look In The Basement !" est bien ficelée, nous avons été agréablement surpris par un final ingénieux et surprenant, mais c'est la réalisation qui pèche et qui peine à accrocher le spectateur.


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Un visionnage en demi-teinte donc, le plaisir se mêlant à l'ennui, les moments d'euphorie retombant trop vite. Cependant, globalement "Don't Look In The Basement !" tire son épingle du jeu par son originalité et l'orientation donnée à son intrigue.

Notre conseil : préférez un visionnage collectif et surtout, n'allez pas voir dans la cave...


maht & bloodyjane

Affiche(s)

jaquette