* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

chopping mall

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Aka: shopping, killbots,supermarket horror, r.o.b.o.t.

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Ce n'est pas parce qu'il y a déjà des robots distributeurs de cigarettes et des robots distributeurs de billets qu'il faut s'arrêter là ! C'est pour cela que nous avons développé le robot Protector 101.
Imaginez un peu : des lasers dans les yeux, capable d'immobiliser un homme (sans le tuer et sans risque pour sa santé), et de le maintenir en joue jusqu'à l'arrivée de la police ! Le robot Protector 101 est aussi capable d'exécuter des manipulations simples grâce à ses pinces rotatives et articulées.
Il est de plus capable d'arpenter, SEUL, les couloirs de votre centre commercial à la recherche des intrus.
Vous avez peur pour la sécurité de vos employés ? Le robot Protector 101 est fait pour vous. Il reconnaitra votre personnel par un astucieux système de badge "Digital". Finies les sociétés de gardiennage au prix prohibitif, finis les agents de sécurité qui dorment durant leur tour de garde, le Robot Protector 101 est le robot qu'il vous faut.


shopping

Ah les années 80. C'était génial et nul à la fois. On pensait qu'il y aurait des robots partout en l'an 2001 et finalement, qu'est-ce qu'on a ?? De pauvres niais trainant leur tiède apathie, l'oeil globuleusement rivé sur les écrans de leur téléphone portable moche et cher (et blanc).
Or donc, v'la t'y pas que les années 80 nous refont le coup du robot qui devient fou et qui tue.
Quoi ? Vous avez déjà oublié ? Ca a commencé dans les années 40/50 cette histoire. Sauf qu'à cette époque, les robots venaient de l'espace.
Et puis, avec l'avènement conjoint du robot ménager, du réfrigérateur éléctrique et du lave vaisselle, le robot est devenu un objet de la vie courante, forcément anxiogène. Ca s'est poursuivi dans tous les sens possibles, de "2001 l'odyssée de l'espace", en passant par "Terminator". Mais pas uniquement. Le cinéma de genre regorge d'histoires de robots tueurs : "Demon Seed" ? Ca ne vous dit rien ???
Mais foncez, allez vite le regarder au lieu de me lire bêtement !!!


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Bon là, on est plus dans le bon gros nanar. Avec tout ce que cela implique de primesautier, de naïveté, de poitrines exubérantes et de vide dans le scénario. J'écrirai bien "attention spoiler" mais il n'y a pas grand chose à spoiler vu l'écheveau de grosses ficelles qui a servi de base au scénario. Jugez plutôt.
Les quelques jeunes, prisonniers du centre commercial toute la nuit parce qu'ils y font une fête (ficelle n°1), doivent subir les assauts incessants des robots devenus fous car la foudre s'est abattue sur le toit de l'immeuble (ficelle n°2). Ils devront se battre, et perdront quelques plumes et quelques habits dans la bataille. Certains vont mourir bêtement (ficelle n°3) mais deux héros - un garçon et une fille (ficelle n°4) vont se dégager et foutre une tripotée aux vicieux ersatz d'hommes à chenille, alors que l'aube se lèvera (ficelle n°5) ! Ils finiront par s'aimer, comme c'est beau ! (ficelle n°6).
On a déjà fait mieux, mais on a fait pire aussi.


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Les centres commerciaux sont propices à l'horreur car ils font partis de notre quotidien et ce sont des endroits souvent agréables (enfin... tout est fait pour qu'ils le soient, à condition d'aimer ce qui brille et la musique de merde) où règne luxe et sécurité. Tout ça pour que nous achetions des ordinateurs et des écrans plats 100cm en toute quiétude.
L'idée de balancer au milieu de cet havre de paix des trublions n'est pas nouveau, mais l'idée est forcément séduisante.
Bon. Quand on voit les robots la première fois, on se dit qu'on va avoir un peu du mal à être terrifié. Car ces robots-ci doivent avoir plus de liens de parenté avec un aspirateur-traineau qu'avec un T800.
Ben oui, les années 80, c'était n'importe quoi, et pour peu qu'un aspirateur vous court après, ca suffisait à faire flipper...


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On pourrait mettre une notation globale à "Chopping Mall", du jeu des acteurs à la réalisation, en passant par la musique = "peut mieux faire."
Dans ma bouche, ce n'est pourtant pas un réel défaut : mes bulletins trimestriels - de quand j'étais petit et insouciant - se sont toujours soldés par cette même sentence définitive, écrite au marqueur rouge.
Mais finalement, peut-être que "Chopping Mall" n'a jamais voulu vraiment mieux faire. Il a sans doute voulu n'être que divertissant, moyen, et 30 ans plus tard, non content d'exister encore, il reste divertissant et moyen. Ce genre de défaut, ce n'est pas donné à tous les films.


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