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gota de sangre para morir amando (una)

gota de sangre para morir amando (una)
Aka: murder in a blue world, le bal du vaudou, a peine une goutte de sang, clockwork terror, to love perhaps to die, vengeance au bistouri, clinique des horreurs

gota de sangre para morir amando (una)

Dans le futur, la violence fait rage, les actes de barbarie se multiplient. De jeunes voyous en buggies, sèment la terreur dans la ville et attaquent de pauvres innocents. Cependant, l'un d'entres eux se rebelle contre le chef du groupe, ce qui lui vaut d'être brutalement et définitivement éjecté du gang...
Parallèlement, tel une mante religieuse, une jeune et jolie infirmière fraîchement diplômée s'amuse à tuer des hommes censés être "beaux et jeunes".
Le destin va faire se croiser nos deux protagonistes...


murder in a blue world

Alors voilà : que dire de " Una Gota De Sangre Para Morir Amando" ? Et bien, dès le début, le ton est donné : le réalisateur adore Kubrick, et annonce tout de suite la couleur - ou les couleurs dirons-nous...
Eh oui ! Orange, bleu, rouge flashy, formes arrondies des décors, l'esthétique "mauvais goût (pour certain, pour ma part j'adore) année 70's" est ici représenté dans toute sa splendeur.
Eloy de la Iglesia a voulu, semble-t-il, nous refaire un orange mécanique à la sauce espagnole.


gota de sangre para morir amando (una)

D'ailleurs il ne s'agit pas là d'un plagiat, car il nous prévient dans les premières minutes par une ingénieuse et étonnante mise en abîme : la caméra nous montre alors un couple en pija-combi multicolore regardant la télévision. Zoom avant sur la speakerine, qui nous dit : "Et tout de suite, vous allez voir Orange Mécanique". Puis zoom arrière sur la maison du couple où quelqu'un sonne à la porte. S'ensuit un fac-similé de la célèbre scène d'Orange Mécanique où le gang s'introduit dans le logement et en agresse les habitants, musique éloquente à l'appui, et mouvements de caméra façon Kubrick...
Le réalisateur a même poussé l'identification jusqu'à habiller son gang en combinaison, casque rouge à visière orange du plus bel effet. Ils se promènent d'ailleurs un fouet à la main... ça ne vous rappelle pas quelque chose ?


murder in a blue world

L'effet de cette mise en abîme est assez surprenante, véritable clin d'oeil au téléspectateur, elle dénote de l'authenticité du réalisateur. On se laisse alors délicieusement, puisque tout est dit, allez dans l'univers orangement et circulairement mécanique.
Si la forme ressemble à "Orange Mécanique", le fond de "Murder in a Blue World" n'est pas en reste : à la trame de l'histoire se lie une critique de l'image, et de la société. Société qui ne supporte pas sa propre violence et rêve de vivre dans un monde "en bleu", sorte de leurre rabâché par la télé locale pour mieux faire oublier que le bonheur ne fait que très peu parti de ce monde, et que tout n'est que paraître.


gota de sangre para morir amando (una)

L'esthétique de "Murder in a Blue World" est soignée, le tout parfaitement stylisé et orchestré, alternant musique psychédélique, lounge agréable et musique classique (parfois un peu prise de tête). Les scènes de courses-poursuites sont mémorables, et interminable ! et la scène finale de petits meurtres entre amis est d'une rare intensité.
Les acteurs sont crédibles, le jeu est correct, les scènes de violence et de meurtres sont plutôt softs, il y a "à peine une goutte de sang", le réalisateur préférant suggérer que dévoiler.
Le tout est donc agréable à regarder, on ne s'ennuie pas, mais on ne s'extasie pas non plus.
A regarder seul, entre amis ou en famille.


bloodyjane

Affiche(s)

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