* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

house of mad souls (a)

house of mad souls (a)
Aka: hospital

house of mad souls (a)

"A House of Mad Souls", voilà un film au titre évocateur et qui pourtant n'a pas de quoi sauter au plafond, bien au contraire ! Jita, une jeune infirmière, après s'être faite plaquer par son amant (gâté pourri), décide de retourner travailler à l'hôpital et d'habiter dans une petite maison pour y rester tranquille. Seulement, une série d'apparitions paranormales d'un petit garçon va commencer à bouleverser le cours des choses, chez elle ainsi que dans l'hôpital. Elle va alors essayer de chercher dans l'hôpital la vérité sur toutes ces apparitions, en fouillant dans les dossiers et en menant sa petite enquête. Elle se rendra alors compte que le petit garçon en question est un ancien patient décédé, et que son cadavre est conservé chez son père qui refuse d'admettre sa mort.


hospital

Le scénario a l'air plus ou moins revu et corrigé, et ça ce sent ! En effet du début jusqu'à la fin, on tourne en rond... déjà on se demande ce que l'amant de Jita vient apporter au déroulement de l'histoire : il est là, présent, et ne sert à rien si ce n'est à montrer sa belle gueule à l'écran et à taper du poing sur la table par remords du passé. Puis il n'y a aucun retournement de situation, aucune grande intrigue, rien qui pourrait laisser croire après une heure de visionnement que le film va prendre une tournure inattendue et nous surprendre. On finit par se demander à quoi Sivaevued Vachungngen veut jouer. Croit-il vraiment en ce qu'il fait ? Croit-il vraiment que son film est angoissant ? Ou alors peut-être qu'il y a un mal entendu, peut-être qu'il a voulu faire un film pour les amoureux du "romanesque raté" et des "histoires à l'eau de rose".


house of mad souls (a)

Ce qui est certain c'est que les acteurs de "The House of Mad Souls" s'efforcent tout juste (et je suis gentil) de respecter le minimum syndical en matière de crédibilité. Alors, quand on a pas d'idée et qu'on sait que son film va être bancal et sans intérêt aucun, on s'efforce de montrer une belle plante (ou bimbo de service) dans le rôle principal. Et le pari a été gagné, avec la métisse Sirinya Winsiri (aka Cindy Burbridge, Miss Thailande 1996) dans le rôle de l'infirmière. On peut dire que les défilés de modes sont plus de son ressort que les films, si bien qu'on a l'impression de feuilleter un magazine de mode, ou de regarder une publicité pour shampooing (de 105 minutes) tout le long du film. Il faut dire aussi qu'à l'heure actuelle, ça fait "bon chic bon genre" en Thaïlande, de ressembler physiquement à des occidentaux. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle a réussi à percer dans le monde du cinéma et des séries télévisées Thaïes. Hmmm, ça sent bon la chirurgie tout ça ! (Voir critique de "Paksa Wayu", à ce sujet).


hospital

Les quelques scènes de suspense (il y en a quelques unes), si on peut appeler ça comme ça, sont tout à fait déplorables. En effet on s'attend à voir surgir une apparition, ou encore à découvrir un phénomène qui va venir tout bouleverser... mais non ! Rien du tout, et pourtant la musique est bien présente, comme pour nous annoncer une suite angoissante, morbide et qui pourtant, après visionnement, donne envie de rire (pour ceux qui ont l'humour facile) ou à l'inverse de jeter le film par la fenêtre. Et puis soulignons aussi le thème, joué au piano, qui revient fréquemment et qui ne colle pas du tout avec l'ambiance d'un film qui se veut angoissant, finissant même par devenir crispant, telle une craie que l'on ferait crisser sur un tableau. Soulignons aussi les mauvais flash-back à l'eau de rose, la scène où Jita se fait plaquer par son amant, juste au cas où on n'aurait pas compris le début de l'histoire, qui pourtant n'apporte rien de très pertinent à l'ensemble. Tout comme beaucoup d'autres éléments, que l'on pourrait supprimer... et il y en a tellement, que finalement on se rend compte que c'est le film lui-même qu'on devrait supprimer !


house of mad souls (a)

Voilà, avec "A House of Mad Souls" comment faire un film à petit budget, fade et sans surprise. Une mauvaise repompe de "Ju-on", bâclée, où l'on peut deviner la fin d'une manière déconcertante, si l'on admet qu'il y en a une... et surtout où l'on se dit qu'on aurait mieux fait de regarder un programme débile à la télé.
Bravo à Sivaevued Vachungngen qui nous montre son talent inégalé pour les longs métrages sans intérêts... Encore un film qui arnaque les spectateurs, à grand renfort de marketing, en leur montrant une affiche ou une jaquette (comme on voudra), qui n'est même pas en adéquation avec le contenu du film. En bref, un film à mettre tout droit dans le bac à légumes avec les autres navets !


benhoa

Affiche(s)

jaquetteposter