* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

last slumber party (the)

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"The last Slumber Party", comme son nom l'indique, se déroule lors d'une soirée pyjama organisée entre étudiantes infirmières. C'est la fin de l'année scolaire et les jeunes filles sont toutes contentes de réaliser une soirée entre filles pour fêter l'évènement, soirée à laquelle bien entendu, des garçons s'invitent !
Dans ce monde où les filles passent leur temps à se brosser les cheveux et les garçons à se vanter pour faire le coq, les jeunes dépravés profitent de cette soirée pour boire de la bière au lit, pour fumer, et faire des choses pas catholiques entre eux sous les posters des Bee-Gees accrochés dans leur chambre...
Mais, dans le quartier rôde un tueur fou, qui égorge sauvagement hommes et femmes (et principalement ceux qui travaillent dans le médical ou l'étudie...). Et, comme par hasard, celui-ci va s'inviter également dans la maison et participer à la pyjama partie pour décimer ces jeunes dépravés.
L'histoire est loin d'être originale, c'est la banale histoire d'un slasher habituel : le maniaque tue tout ce qui bouge, les uns après les autres, jusqu'à ce que la dernière fille vivante tente de riposter avec un énorme couteau de cuisine...


last slumber party (the)

Le réalisateur nous annonce d'emblée la couleur ! Pas de tromperie sur la marchandise : nous allons voir un navet qui ne lui a pas coûté cher.
Le film s'ouvre sur un décor plus que démuni : assurément la pièce n'est qu'une cuisine qu'on aimerait nous faire prendre pour un cabinet de chirurgie... Le tournage est complètement amateur, la caméra tremblote, la lumière trop forte rend l'image illisible par intermittence, le montage est lamentable. On a l'impression que la scène est filmée avec un vieux caméscope utilisé par un débutant... Le "caméraman" filme donc longuement des ustensiles de chirurgie posés là, et suit un gars vêtu d'un pyjama qui met un masque chirurgical. On en déduit qu'il sera le tueur fou du film, puisqu'il se dirige vers l'entrée tenant un scalpel tendu et menaçant ... Il coince le bras d'une fille dans la porte mais le fait tout doucement, en veillant bien à ne pas faire de mal à l'actrice qui se trouve derrière... Et là la camera reste bloquée sur le tueur en arrêt, tenant la porte d'une main et le scalpel de l'autre, le tout sur fond de (mauvais) heavy metal d'une sauvagerie intense. Volume maximum. Kiss n'a qu'à bien se tenir, voilà ses nouveaux concurrents !
Bref, le réalisateur termine cette séquence comme elle avait commencé, laissant le spectateur abasourdi et prit d'une hilarité incontrôlée.


last slumber party (the)

Et non content de cette surprenant entrée en matière, le réalisateur récidive ensuite, avec un générique qui dure des heures sur fond cette fois ci de (mauvaise) soul type Cool And The Gang dont le niveau sonore est toujours poussé à son maximum. A tel point qu'on a du mal à entendre les personnages discuter.
Ceci dit, ne pas entendre les conversations n'est pas dramatique, puisqu'on s'apercevra qu'ils sont d'une médiocrité atterrante. Tout comme les acteurs. Ceux-ci surjouent, et ils ont bien du mal à endosser leurs rôles. D'ailleurs, on notera que tous (sauf un) n'ont tourné que dans ce film (seraient-ils en fait les amis du réalisateur qui auraient gentiment accepté de se prêter au jeu ?). Et pour faire sans doute un peu plus d'économie, le réalisateur a lui-même revêtu le rôle du tueur fou. Et oui, ce personnage hilarant, toujours filmé raide comme un piquet en train de brandir un scalpel ensanglanté d'un regard sadique, c'est le réalisateur en personne ! Stephen Tyler !
Les scènes sont donc d'une banalité aberrante. On a droit à tous les clichés du slasher : du moribond qui tombe lorsqu'on ouvre la porte de l'armoire, au tueur qui surgit de nulle part derrière une jeune fille effarouchée. Parfois même le réalisateur nous ressert plusieurs fois la même séquence du tueur fou montrant son scalpel ! Ainsi, les meurtres sont tous les mêmes : il leur coupe la gorge sans goût, par derrière ! Pas de suspense donc, ni de créativité dans les crimes... Il va même nous faire deux fois le vieux coup de "c'était un rêve, ouf ! ".


last slumber party (the)

Non seulement la banalité est de mise, mais la plupart des scènes filmées tournent vite au grotesque : les filles, dans leur rôle de parfaites idiotes crient de frayeur en trouvant un scalpel par terre, mais passent avec indifférence devant des corps ensanglantés...
Celui qui détient la palme du ridicule est le tueur : il sort de dessous les lits, raide comme la justice, avec toujours le même scalpel à la main. Il se tient comme Robocop, regarde d'un air consterné les cadavres qu'il vient de tuer et conserve du début à la fin le même air ahuri de tueur sadique...
En dehors du fait que la réalisation et le jeu des acteurs est plus qu'archaïque, de nombreuses incohérences jonchent le film. Par exemple, le tueur au scalpel se trouve au même instant derrière le personnage et dans la penderie. De même la photographie pêche énormément, donnant à la lumière un aspect épileptique et très maladroit. Les effets spéciaux ne sont pas en reste : il faut attendre que le scalpel ait coupé la moitié de la gorge pour que le sang se mette enfin à couler...


last slumber party (the)

Pour conclure, vous l'avez bien compris, "The Last Slumber Party" est un film au budget avoisinant le zéro. Les effets spéciaux, le montage, la musique, les acteurs, l'intrigue, tout tout tout est mauvais. Il ressemble d'ailleurs plus à un film d'amateurs qui viennent de se faire offrir pour noël une caméra (c'est peut-être le cas après tout...) qu'à un vrai film.
Et pourtant, on ne s'ennuie pas (ou si peu...) en le visionnant. Tout simplement parce que l'on passe de la surprise à la consternation et qu'on se demande tout au long du film jusqu'où le réalisateur est capable d'aller... et on se rend compte qu'il est capable d'aller très loin... Alors, on hallucine, on rie de bon coeur, on n'en revient pas...
Ce film, bien qu'étant un bon gros navet, se regarde aisément, dans la bonne humeur et sans lassitude.
A conseiller donc aux adeptes des films petits budgets, aux curieux et à ceux qui veulent se taper une bonne tranche de rigolade entre amis.


bloodyjane