* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

dolls

dolls
Aka: les poupées, the doll

dolls

Bien que confortablement assise à l'arrière de la voiture familiale, Judy n'est pas très heureuse. En effet, son père l'a prise pour les vacances, et elle doit supporter sa belle mère, l'acariâtre Rosemary. Qui plus est, le temps n'est pas de la partie, et la voiture s'embourbe dans un chemin. Dépités, les trois membres de la famille quittent la voiture sous la pluie pour rejoindre une grande bâtisse qu'ils aperçoivent au loin.
Ils y sont recueillis chaleureusement par deux personnes âgées, Gabriel et Hilary.
Gabriel fabrique des jouets, plus spécialement des poupées, dont la maison est emplie.
C'est alors qu'arrivent Ralph, et deux "punkettes" qu'il a pris en autostop.
Ils seront tous invités à passer la nuit, en attendant que la pluie cesse pour pouvoir débloquer leurs voitures.
Mais sous leur air doux, Gabriel et Hilary cachent un incroyable secret avec leurs petites poupées.


les poupées

Je sais pas vous, mais moi, les vieilles poupées en porcelaine, je ne sais pas pourquoi, ça m'a toujours fichu la trouille. Peur liée à l'enfance, sans doute, de voir la poupée prendre vie. (Qui plus est si c'est pour vous faire la peau !)
Malgré mes craintes, surtout en considérant que les films mettant en scène des poupées sont souvent ratés (au hasard, la série des "Chucky" et des "Puppets Master"...)
Malgré mes craintes donc, "Dolls" joue assez bien le jeu, et est un bon petit film d'horreur. D'ailleurs: un bon petit film d'horreur, ou un bon petit film fantastique ?
Et si on disait plutôt : un bon petit conte ?


dolls

Car on retrouve plusieurs aspects du conte, ou de la fable.
D'abord, nous avons les personnages typiques.
Le père absentéiste, la belle-mère type "Cruella", les deux punks sans foi ni loi forment le camp des méchants.
La petite Judy et le placide Ralph forme le camp des gentils.
Les deux vieux, sortis de nulle part, qui fabriquent des jouets dans une maison qui semble sortir du siècle dernier, forment un camp à part, mystérieux, dépassant le bien et le mal.
Ajoutons à cela une histoire caricaturale (franchement, ne me dites pas qu'on vous a jamais fait le coup de la panne par temps de pluie à côté d'une demeure abandonnée !)
Saupoudrons d'un soupçon de thème musical à la boite à musique...
Tassons le tout avec une morale enchanteresse...
Bien sûr, vous allez me dire: "et les poupées qui tuent ?"
Allons, ne faites pas l'enfant, tout le monde sait bien que les contes sont pleins de meurtres sanguinolents, atroces, et souvent injustes. Si Barbe Bleue enfermait les femmes dans son placard, c'était pour faire la collec' peut être ?


les poupées

On peut reprocher à Stuart Gordon beaucoup de choses (d'avoir fait quelques bons petits films comme "Re-animator" et de très mauvais comme "Fortress"), mais on ne peut pas ne pas lui rendre hommage pour ce film.
Car il réussit à rendre un effet tout à fait casse-gueule : jouer avec les frontières du ridicule, du grossier et du grotesque, pour rendre un univers enfantin. Un peu à la manière du film "Alice" de Jan Svankmajer ( ou "La compagnie des Loups") (Entendons nous bien : "Alice" est un chef d'oeuvre étrange et angoissant, "Dolls" est un chouette petit film. Je ne compare que le procédé.)
Casse-gueule, disais-je. Car si on en fait trop ou pas assez, on tombe tout de suite dans l'amateurisme. Mais Stuart Gordon s'en sort, bien qu'utilisant parfois de grosses ficelles, plutôt bien.
Ajoutons que les effets spéciaux sont d'excellente facture, notamment pour les poupées animées en stop motion. On pourrait difficilement faire mieux.
Ce que l'on peut reprocher à "Dolls", c'est d'être trop ancré dans son époque. Les petites punkettes à la Madonna ont du mal à être convaincantes et font plutôt rire, alors que le look "film-des-années-80" fait perdre un peu de crédibilité.


dolls

"Dolls" ne vous offrira pas d'énormes frissons de terreur. Vous ne serez pas non plus malade en voyant des quintaux de bidoche et des décalitres de sang frais gicler.
Alors bien sûr, vous aurez droit à quelques scènes avec du sang, parfois saisissantes, mais rien qui ne vaille plus qu'une interdiction au moins de 10 ans. L'intérêt du film est ailleurs (comme la vérité).
L'intérêt est de voir la transposition d'un conte à l'écran. Pas comme le fait Disney, en enlevant tout ce qui est sale, dérangeant, ou sanguinolent, mais plutôt à la manière d'un "Gremlins" de Joe Dante.
Bref, s'il n'est pas le film du siècle, "Dolls" reste un bon petit film qui vous fera passer un agréable moment, pour peu que vous oubliez son look "80's".


maht

Affiche(s)

jaquette