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noche del terror ciego (la)

noche del terror ciego (la)
Aka: la révolte des morts vivants, crypt of the blind dead, mark of the devil part 4, night of the blind dead, la noche de la muerta ciega, the blind dead, tombs of the blind dead

noche del terror ciego (la)

Virginia et un ami, Roger, se baignent dans une piscine. Tout à coup, Virginia reconnaît Betty, une amie d'enfance. Troublées et heureuses de se revoir, les deux amies échangent quelques souvenirs, et Roger propose à Betty de se joindre à eux pour faire du camping. Rendez-vous est pris pour le lendemain, à la gare.
Mais durant le voyage, Betty et Roger se découvrent des affinités, au grand dam de Virginia. Dépitée, et se sentant trahie par ses amis, elle saute du train en marche, et rejoint un petit village abandonné, Berzano, pour y établir campement.
Se pensant seule, elle s'installe dans une maison, mais durant la nuit, elle est dérangée par des bruits de chevaux. Elles découvrent que d'étranges cavaliers morts-vivants hantent le village ! Elle essaye alors de s'échapper, mais se fait rattraper par les cavaliers qui la tuent violemment.
S'étonnant de ne pas avoir de nouvelle de leur amie, Betty et Roger partent à la recherche de Virginia. Ils finissent par arriver à Berzano, et tombent sur la police qui leur apprend que Virginia a été retrouvée morte, sûrement victime d'un rituel satanique.
Betty et Roger décident alors de mener leur propre enquête.


la révolte des morts vivants

Premier opus d'une tétralogie inégale, "La Noche Del Terror Ciego" est un film surprenant.
Le début n'est pourtant pas folichon, et pourrait en rebuter plus d'un. En effet, la trame de l'histoire ne laisse rien présager d'extraordinaire. A vrai dire, on a même un peu peur de s'endormir tant on voit de clichés s'accumuler devant nos yeux. Le paroxysme étant sûrement le flash-back extravagant laissant entendre une amitié à tendance homosexuelle entre les deux jeunes femmes. Du re-sucé, si vous me passez l'expression.
Et puis la jeune femme saute du train pour s'installer seule au milieu d'une ville déserte qui, même sous la lumière du soleil, est loin d'être accueillante. Mais ce n'est pas le premier film à nous faire le coup de la jeune inconsciente qui s'égare dans une ville abandonnée.
Seule la beauté des paysages et la sobriété de la réalisation donne envie de laisser une chance au film. Et c'est tant mieux.


noche del terror ciego (la)

Car dès que la nuit tombe, "La Noche del Terror Ciego" prend de l'ampleur. Les tombes bougent, une brume se lève, des mains se glissent et ouvrent des tombes... Puis une musique baroque ressemblant à des chants grégoriens plaintifs s'élève, et apparaissent enfin les "blind deads".
Lents et saccadés, couverts de grandes bures crasseuses et grisâtres, ils laissent à peine entrevoir leurs visages décomposés et leurs orbites vides... Impressionnants !
La véritable trouvaille est sans doute que certains sont à cheval, ce qui les rend plus rapide, plus mobile. Chevaux "vêtus" des mêmes toiles crasseuses que leurs cadavres de maîtres.
Et, bien plus important que l'histoire, s'installe une ambiance : Vous savez ? Ce truc qui manque si cruellement à de nombreux films ? Une ambiance baroque et mystérieuse, où se mêlent symboles ésotériques et peurs indéfinissables.


la révolte des morts vivants

Et la réalisation est assez exemplaire pour un film de cette envergure. Sur les scènes impliquant les morts-vivants notamment : plans larges et inserts se succèdent, laissant apparaître des tous et des détails, ce qui donne du mal à poser une image sur les "blind deads". Où alors, c'est dans une pénombre étouffante qui n'est guère plus éloquente.
Aussi, les plans où les Templiers chevauchent de majestueux destriers, toujours au ralenti et toujours sur la même musique baroque, achèvent le tableau gothique de ces templiers pendus pour leurs méfaits sataniques, et à qui les corbeaux ont arrachés les yeux.
Les "blind deads" sont donc aveugles, et ne peuvent trouver leurs victimes que par les sons qu'elles émettent. Idée très intéressante, malheureusement un peu sous-exploitée, si ce n'est à la fin du film.
Mais il n'y a pas que cela. Tout au long du film, on trouve des plans inquiétants impliquant des mannequins de plastique démembrés, ou des cadavres allongés sous les draps blancs de la morgue, etc... Rien de bien révolutionnaire, c'est vrai... Mais la qualité est au rendez vous.


noche del terror ciego (la)

Et à cela s'ajoutent quelques petites surprises.
Comme ce flash-back étonnant où on assiste au sacrifice d'une jeune vierge par les Templiers (qui étaient encore vivants à l'époque). Entre supplice plutôt gore et scène sado-maso de jouissance, on ne sait pas trop comment prendre cette scène, ce qui ajoute au malaise qu'elle provoque.
Ou cette scène Dario Argentesque, dans un hangar à mannequins, sous une lumière rouge et dans des tons verdâtres.
Bref : si ce n'est pas un chef d'oeuvre, La "Noche del Terror Ciego" vaut largement un petit détour pour ce qu'il apporte comme nouveauté et comme qualité esthétique au genre "film de zombie" que nous connaissons si bien. D'ailleurs, est-ce qu'il s'agit bien d'un film de zombie ? Surtout que le sang est utilisé avec parcimonie, mais toujours à bon escient : on est plutôt dans le sang qualitatif quand dans le sang quantitatif.
Finalement plutôt bien fait, ne vous laissez pas avoir par l'aspect un peu léger que donne ce film au prime abord, et installez-vous confortablement pour vraiment apprécier l'atmosphère baroque et l'ambiance gothique que dégage ce film.


maht

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