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please don't eat my mother

please don't eat my mother
Aka: la plante qui aimait les femmes, glump, hungry pets, please not my mother, please release my mother, sexpot swingers

please don't eat my mother

Henry Fudd a tout pour être heureux : outre un physique des plus avantageux, il vit chez sa mère, il n'a pas de petite amie pour l'embêter, et il a trouvé un endroit formidable pour mater de jeunes couples en train de faire l'amour (lieu où il passe d'ailleurs le plus clair de son temps).
Il aime aussi les magazines de type "playboy" et accrocher les "centerfolds" au mur. Il a plus d'une trentaine d'années derrière lui, des poils sur les épaules et dans le dos. Bref, c'est un raté.
Mais les femmes sur papier glacé commencent à le lasser (un peu), aussi, quand il tombe sur une plante carnivore qui parle, et qui plus est avec une voix langoureuse, il ne résiste pas : il l'achète, et la ramène chez lui avec un paquet de super engrais...
Oui, mais la plante désire de la chair fraîche... des mouches... Puis des grenouilles... Puis des chiens... Puis des femmes. Et elle commence à reluquer la maman adorée d'Henry.
Comment Henry va-t-il se sortir de cette affaire ? Jusqu'où ira la surenchère... ?


la plante qui aimait les femmes

Le producteur du film, Harry H. Novak, est réputé pour ses films d'exploitation, et plus particulièrement ses "nudies", films de sexploitation des années 60, cheap, qui n'ont d'autres buts que de montrer le plus de poitrines possible sur fond de comédie.
En 73 quand sort le film, l'époque est plutôt à l'horreur, et le nudie n'est plus à l'ordre du jour : "Gorges Profondes" est sorti depuis en 1972 avec le scandale qu'on connaît, l'érotisme chaud et troublant s'est vite installé dans les cinémas, la pornographie aussi...
On s'attend donc avec "Please Don't Eat My Mother" à un remake de "La Petite Boutique des Horreurs" , avec un peu d'horreur et sûrement un peu de poitrines au passage.


please don't eat my mother

Et pourtant, c'est bien un nudie dans les règles de l'art auquel on a droit :
Un film que l'on pourrait subdiviser en deux sous parties:
-L'histoire en elle-même : la plante veut de la chair fraîche, Henry en est amoureux, et lui amène tout ce qui passe, jusqu'à des Hommes (surtout des femmes).
Notons que la plante est incroyablement mal faite : on dirait du papier crépon, ou du carton peint, ou les deux.
-La deuxième moitié du film consiste en Henry reluquant des couples en train de faire l'amour.
Le film durant 1h30, on a donc le droit à environ 45 min de baise et 45 min à écouter Henry parler avec sa plante en papier mâché...
Pas très glorieux.


la plante qui aimait les femmes

Cheap, le film l'est. Tout est approximatif.
Le cadrage est approximatif. Le jeu des acteurs est approximatif. Et le scénario ? Approximatif!
Ne comptez pas non plus sur l'humour qui frise le gazon anglais fraîchement taillé...
Les décors font très "décors de théâtre" (tout comme la mise en scène), par contre ils sont très colorés, ce qui donne une esthétique particulière au film.
Allez, pour être un peu sympa, le héros joue à peu près correctement l'idiot. On a tout de même du mal à savoir s'il l'est réellement, ou s'il se force.
Reste les scènes érotiques... si seulement elles rattrapaient le tout...
Mais même pas !!!!


please don't eat my mother

Bref, on s'ennuie ferme. Le titre évocateur laissait penser à une histoire d'horreur, c'est juste une comédie (très) érotique - et (pas très) drôle.
Même la plante, pourtant ridicule, fait à peine sourire.
Pas de sang. Pas d'histoire. Le réalisateur est aux abonnés absents. Seul le chef décorateur semble avoir voulu créer quelque chose dans ce film, un semblant d'ambiance donnée par les couleurs hyper saturées.
Bref, un film qui est arrivé un peu trop tard, que je conseillerais aux curieux, ou aux voyeurs...
Reste qu'on appréciera la plastique si particulière des canons de la beauté des années 70, ou les femmes savaient encore avoir de vraies rondeurs...


maht