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plus longue nuit du diable (la)

plus longue nuit du diable (la)
Aka: la nuit des pétrifiés, the devil's nightmare, vampire playgirls, au service du diable, castle of death, nightmare of terror, la notte piu lunga del diavolo, succubus, la terrificante notte del demonio, the devil walks at midnight, the devil's longest night.

plus longue nuit du diable (la)

L'histoire débute dans un château, pendant la seconde guerre mondiale.
Sous fond de bombardements, une femme meurt en couche. Son époux, un officier Nazi, attend dans l'arrière chambre et apprend que l'enfant est viable. L'officier, après avoir appris par la gouvernante que le nouveau né est une fille, décide de le tuer d'un coup de couteau.
Quelques années plus tard, nous retrouvons le Baron von Rhoneberg, cet ancien officier qui est toujours propriétaire du château. Il explique à une journaliste qu'un mauvais sort plane sur sa famille et la propriété. Et il refuse catégoriquement que qui que ce soit prenne des photos de son château. Intrépide, la journaliste lui désobéit, ce qui lui vaut d'être tuée de façon mystérieuse.
Par ailleurs, un groupe de touristes perdus atterrit au château du baron, guidés par un mystérieux voisin. Le baron leur offre l'hospitalité pour la nuit...


la nuit des pétrifiés

Ce film est surprenant en plusieurs points... d'abord de par son origine, car il est assez rare de trouver un film d'origine belge (et italienne) pour que nous le soulignions.
Ensuite, sa construction est singulière : le réalisateur nous livre une sorte de prologue, avant de commencer l'histoire. Ce qui peut paraître un peu banal, sauf que cet prologue tient plus d'un court métrage que d'un début de film... En effet, d'une couleur sépia, il est totalement détaché du reste, par l'époque, la façon de filmer, les personnages et l'histoire. Et il pourrait se suffire à lui-même.
Cette mise en bouche est d'ailleurs assez impressionnante, d'une esthétique particulière, et le sujet est des plus vifs : nous y voyons un infanticide. Jean Brismée n'a pas peur de choquer, semble t il, puisqu'il filme franchement le couteau qui s'enfonce dans les draps traversant le corps de l'enfant... Amoral et sans concession, le film démarre sur les chapeaux de roues, ceci sans jamais mettre mal à l'aise le spectateur.


plus longue nuit du diable (la)

L'ambiance ensuite n'a rien à voir avec cet incipit, si ce n'est les mêmes personnages qui reviennent. L'époque est différente, la lumière et la réalisation également. Ceci dit, la suite est tout à fait intéressante également.
On entre dans un film que l'on peut qualifier de classique. Une histoire commune de touristes enfermés dans un château avec une puissance démoniaque qui leur veut du mal. Une histoire qui aurait pu être tirée d'un conte d'Alan Edgar Poe.
L'histoire est simple mais efficace, elle entraîne le spectateur, qui apprécie, dans les méandres du château. Le réalisateur réussit quelque peu à surprendre par ses retournements de situations imprévus. Quelques scènes piquantes par ci par là, une touche de sensualité, une touche de mystère, un peu de meurtres... tout y bien dosé, avec professionnalisme.


la nuit des pétrifiés

Les personnages sont attrayants, et l'idée de les caractériser par un défaut particulier est lumineuse. En effet, chaque touriste a un penchant pour un ou plusieurs des 7 pêchés capitaux et périt par son vice. Le château abrite des êtres étranges, classiques tels le majordome raide comme un piquet ou la gouvernante froide et autoritaire, mais également issus de légendes comme le succube. Le casting est pertinent, les acteurs jouent bien et ils sont pour certains très charismatiques : Daniel Emilfork n'a aucunement besoin de maquillage pour glacer le sang...
On peut succomber aux charmes d'Erika Blanc, actrice populaire en Italie des plus sensuelles. Celle-ci est d'ailleurs impressionnante dans son personnage dual de succube. De merveilleusement belle, elle passe en un clin d'oeil à quelque chose d'affreusement angoissant et ce avec très peu d'artifices. Soit le maquilleur est exceptionnel, soit c'est le jeu de l'actrice qui rend cet effet si troublant. En tout cas, les acteurs à eux seul dégagent quelque chose.


plus longue nuit du diable (la)

En outre, la bande originale est agréable, la musique d'Alessandro Alessandroni (avec ses choeurs féminins) est douce et sensuelle, et colle parfaitement à l'atmosphère du film.
Ainsi, tous les éléments sont réunis pour donner un bon petit film, assez classique dans l'ensemble mais doté de quelques surprises.
Notre réalisateur belge n'a pas à rougir de sa réalisation : le montage est bon, les acteurs crédibles, l'intrigue est intéressante avec quelques rebondissements savoureux et on est tenu en haleine jusque la fin.
Un bon petit film donc à regarder seul, avec des amis ou la famille sans modération.


bloodyjane

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