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quella villa accanto al cimitero

quella villa accanto al cimitero
Aka: la maison près du cimetière, the house outside the cemetery, the house by the cemetery, zombie hell house

quella villa accanto al cimitero

Le Dr Norman Boyle et sa petite famille (sa femme Lucy et son fils, Bob) doivent quitter New York six mois pour s'installer dans une gigantesque maison à Whitby. En fait, s'ils doivent y aller, c'est que Norman va poursuivre les recherches du Dr Peterson, qui a mystérieusement perdu les pédales et a tué sa maîtresse avant de se suicider.
En arrivant sur place, Norman se rend compte que le Dr Peterson faisait des recherches personnelles sur un certain Freudstein, un chirurgien du XIXème siècle à qui on interdît de pratiquer la médecine.
Oui mais voilà... Bob voit continuellement une petite fille, May, qui le supplie de ne pas aller dans cette maison. En plein milieu du séjour, Lucy trouve une pierre tombale, caché sous un tapis. Et pourquoi la porte de la cave est-elle condamnée ? Et pourquoi tout le monde a l'impression que Norman est déjà venu à Whitby ? Et surtout... Pourquoi de la cave s'élève des pleurs d'enfants ?


la maison près du cimetière

Autant le dire tout de suite : j'aime bien les films de Fulci, mais je ne suis pas non plus un fan qui crie au génie, même si je lui reconnais certaines qualités (sur lesquelles je reviendrais plus tard). Son principal défaut, à mon humble avis, (et d'après les quelques films que j'ai vu de lui), est le trop grand nombre de trous qu'il sème dans ses scénarios. Non pas que je sois un maniaque des histoires ultra limpides, diable non ! Mais on sent dans ses films des dizaines de " fils" sur lesquels il tire une fois, et dont on n'entend plus parler après. Ce qui laisse souvent le spectateur sur sa faim, avec les sourcils froncés, la télécommande à la main, avance-rapide, retour-rapide, pour comprendre le pourquoi du comment... souvent en vain. Et ce film ne fait pas défaut.
Aussi beaucoup des interrogations que j'ai émises dans le paragraphe ci-dessus restent désespérément sans réponse. On n'apprend rien de la relation étrange entre la jeune baby-sitter et Norman, si ce n'est par quelques regards lourds de non-dit. Est-ce que Norman est déjà venu à Whitby ? On dirait, mais est ce qu'on peut en être sûr ? Et pourquoi ces cris d'enfants dans la maison ? Arg ! On ne le saura jamais.
C'est peut-être tant mieux d'ailleurs. Pas d'explication vaut mieux que des explications vaseuses.


quella villa accanto al cimitero

Et les qualités de Lucio Fulci? Tout d'abord, ses scènes gores, souvent éprouvantes, incroyablement efficaces et violentes, qui ont fait sa renommée. On en trouve quelques unes dans ce film, et à elles seules, elles valent qu'on fasse un petit détour par "La Maison Près du Cimetière".
Mais c'est surtout les scènes d'angoisses pures que Fulci maîtrise magistralement. Il a le chic pour créer des atmosphères sombres qui vous foutent la pétoche, avec un suspense à couper au couteau...Et vous aurez beau vous agripper à l'accoudoir du canapé ou faire semblant de rire, rien n'y fait : Fulci sait faire peur !
Et c'est une incroyable ambiance qui est posée dans cette maison isolée. La peur enfantine du placard est formidablement utilisée : pleurs d'enfants, bruits environnementaux hypertrophiés, musique acousmatique, scènes de panique dans la pénombre, tout est là pour jeter le malaise. Et quel malaise ! Je crois que je n'avais pas eu si peur depuis longtemps devant un film.


la maison près du cimetière

Rien de particulièrement mauvais dans "Quella Villa Accanto al Cimitero", hormis les quelques trous dont je parlais dans le scénario. Passablement bien joué quoi qu'assez grossièrement, mais cela donne aussi du charme aux personnages caricaturaux. On passe un agréable moment sans s'ennuyer, et on reste scotché par l'angoisse distillée entrecoupée de scènes peu ragoûtantes. Pur bonheur !
Quelques petits défauts tout de même : une scène un peu ridicule et trop longue avec une chauve-souris qui a tendance à beaucoup saigner...
La scène finale aussi, manque vraiment de pêche comparée au reste du film. On voit un Dr Freudstein, effrayant certes, mais qui est bien trop visible, lent, badaud, hésitant ("Je tue qui en premier ? le garçon ? La fille ? Le mec ? Non, le garçon ? Euh...")
Dommage. Mais ça ne suffit pas à gâcher le film.


quella villa accanto al cimitero

D'une façon générale, je ne conseillerai pas les films de Lucio Fulci aux béotiens (à oeillères), car souvent le très bon se mélange à l'ennui.
Mais pour une fois, je dirigerai vers "La Maison Près du Cimetière" tout ceux qui veulent voir un bon film d'horreur, exempt de défauts gênants. Un vrai film d'horreur, comme on n'en fait quasiment plus : scénario "léger" mais pas bancal, pas de pin-up idiotes ni d'humour abruti, scènes angoissantes et silences lourds, tripes, boyaux et autres joyeusetés, etc.
Fulci ne s'encombre pas de fioritures, et vise l'efficacité. Il nous offre un vrai film qui fait peur.
La preuve est là : vingt ans après, le film est toujours aussi terrifiant.
[mode vieuxcon ON] Ce qui nous prouve encore une fois, que les effets spéciaux ne remplaceront jamais le talent. [/mode vieuxcon OFF]


maht

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