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quién puede matar a un niño ?

quién puede matar a un niño ?
Aka: les révoltés de l'an 2000, death is child's play, island of death, island of the damned, the killer's playground, trapped, who can kill a child?, would you kill a child?

quién puede matar a un niño ?

Tom ayant gardé un souvenir impérissable d'un voyage sur une île paradisiaque répondant au doux nom de Almanzora, il décide d'y emmener sa femme Evelyne, ceci avant la naissance de leur 3ème enfant.
Ils font une escale à Benavis, ville trop touristique et trop bruyante, pour couler des jours heureux en amoureux. Ils cherchent donc le moyen de rejoindre l'île, dont l'accès semble difficile car elle n'est reliée par aucune navette, excepté un postier qui y passe une fois par semaine.
Une fois arrivé à Almanzora, ils sont étonnés de n'être accueilli que par des enfants. En effet, le village semble avoir été déserté précipitamment.
Tom, courageusement, part désespérément à la recherche des autochtones.


les révoltés de l'an 2000

On vous prévient : d'emblée, le film est rebutant, et ceci particulièrement car le réalisateur nous déverse un générique inter-minable, soporifique et larmoyant, sensé nous attendrir sur les pauvres petits nenfants de la Terre. A base de photos d'époque et d'images chocs d'archives, nous avons le droit, pendant pas moins de 8 minutes et successivement, aux nazis, aux famines d'Afrique, à la guerre du Vietnam, etc... avec un commentaire des plus affligeants.
Et le spectateur se demande pourquoi il doit se fader un documentaire bien-pensant avant que le film ne commence.
Heureusement, après cette entré indigeste, viennent des scènes de plages où s'étalent des familles plus ou moins obèses sous des maillots de bain plus ou moins petits, et l'arrivée remarqué d'un macchabée tout droit rejeté par la mer. Ca commence enfin !
Et non seulement nous avons le droit a un cadavre, mais on nous présente aussi le héros à la moustache fournie et sa compagne , et au moins, on se dit qu'on pourra rigoler un peu, même si le film est mauvais...


quién puede matar a un niño ?

Et mauvais, il ne l'est pas, justement.
Allez, on ne vous cache pas que la première demi heure n'est pas des plus excitante. Le film a un peu du mal à démarrer, on ne voit pas trop vers quoi veux nous amener le réalisateur, avec ses scènes de ballade touristique, les hésitation du couple "on va à Almanzora ou pas ? " mais on rigole bien tout de même : le héros est grotesque, les mimiques et les réflexions des personnages prêtent à rire, le réalisateur tente des coups de théâtre lamentable, etc.
Mais dès que les deux protagonistes arrivent sur l'île, l'action commence ! Enfin !
Et on peut dire que l'ambiance y est. Ville déserte, accueil par des enfants peut enclin à sourire, rire d'enfants au coin des rues, ombres derrière les volets, sonnerie de téléphone stridente... Tout est là pour nous mettre dans le bain...
... Sauf les personnages, qui sont toujours aussi crétins. Mais on est heureux de voir Tom, le héros, tenter de se servir de la glace fondu, chercher desperement un être vivant de plus de 10 ans, découvrir des touristes assassinés dans les chambres de l'hotel, etc. et de trouver ça tout a fait normal, sans même avoir l'intention de mettre fin à son projet de vacance.
En même temps, cadavres ou pas, il faut bien profiter du soleil et de son séjour !


les révoltés de l'an 2000

Techniquement, le film se tient assez bien, le réalisateur n'a pas à rougir de sa production : montage correcte, angles parfois intéressants, jeu des acteurs crédibles, en particulier pour les enfants.
On a cependant du mal à avoir peur, malgré quelques tentatives de suspens...
Mais une atmosphère particulière se dégage : avec la moiteur ambiante, les décors blanc et un soleil écrasant, et puis toute la marmaille et leurs jeux un peu bizarre...Le tout est assez plaisant, et on se laisse facilement prendre à l'intrigue, même si elle est simple.
Toute l'originalité du film repose sur le fait que le réalisateur réussit à déshumaniser les enfants tout en leurs faisant garder leurs comportements enfantins : ainsi, ils jouent, ils rient, ils chantent, jouent au docteur, etc... Pourtant, on finit par être complètement indifférent à cette nature enfantine, et on en arrive au point où plus rien ne nous choque : ils deviennent une masse, une sorte d'entité unique, bougeant en groupe, communiquant par le regard.
Ils peuvent tuer, être tuer, ça ne pose plus de problèmes. On en rie même !
Ben quoi, ce ne sont plus des enfants...


quién puede matar a un niño ?

Finalement, ce film nous a agréablement surpris. Malgré un générique en forme d'excuses pour une fin amorale, et un début un peu lent, on s'amuse bien, on rie de bon coeur, on est pris dans l'intrigue et on cris "mais pourquoi ils restent sur l'île, alors qu'il y a un bateau qui les attends ??? " Peut être parce qu'il a pas l'intention de laisser des marmots lui gâcher ses vacances !
Pas vraiment gore, pas vraiment à suspens, pas vraiment effrayant, mais vraiment divertissant, reposant sur une atmosphère particulière et une idée originale, "¿Quién puede matar a un niño?" est une curiosité du genre, impensable aujourd'hui (les associations pour l'enfance en feraient un pataquès), qui mérite un petit détour.
A regarder à plusieurs, quand les enfants sont couchés...


maht & bloodyjane

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