* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

satan's slave

satan's slave
Aka: l'esclave de satan, evil heritage, diaboliques passions

satan's slave

Catherine est invitée par un oncle qu'elle n'a jamais vu, mais qui désire la rencontrer avec ses parents. Celui-ci est veuf, sa femme étant décédée dans d'étranges circonstances.
Catherine, à la veille de ses 20 ans, abandonne donc son fiancé, et part pour un long voyage en voiture avec papa-maman. Malheureusement, alors qu'ils cherchent le chemin de la maison, un drame survient alors que papa regarde la carte en roulant: ils foncent droit dans un arbre. Comble du malheur, cet arbre se trouve être juste à côté de la maison de tonton !
La mère de Catherine étant dans un sale état, son père reste dans la voiture, et envoie sa fille chercher du secours. Mais à peine a-t-elle quitté la voiture que celle-ci explose sous ses yeux. Elle tombe en pleurs dans les bras de tonton Alexandre, qui est sorti, alerté par le bruit. Tonton Alexandre, médecin de son état, prend en charge l'orpheline, aidé par son fils Stephen et sa secrétaire. Mais, un sombre dessein attend notre faible et douce héroïne...


l'esclave de satan

Après avoir eu la chance de visionner "Alien Prey", cette jolie surprise, nous n'avons pas résisté à la tentation de voir un autre film de Norman J. Warren, ce réalisateur anglais décalé. "Satan's Slave", un des ses premiers films d'horreur, s'imposait, et c'est avec espoir et allégresse que nous avons regardé ce film au titre évocateur et plein de promesse.
Le début nous montre un rituel satanique des plus intéressants, avec tête de bouc, femme nue, hommes encagoulés et ... sacrifice d'une jeune vierge bien sûr !
Deuxième scène : un homme et une femme sont en tête à tête amoureux : la jeune femme, entreprenante et boutonneuse, se refuse finalement à l'homme après lui avoir pourtant laissé entendre qu'ils passeraient une folle nuit d'amour. Vexé, l'homme réclame son dû et essaye (tout de même) de violer la jeune femme, qui réussit à s'échapper de l'étreinte du satyre. Elle s'enfuit de la maison mais n'a pas le temps de sortir car l'homme la tue d'une façon peu habituelle.
Après cette agréable mis en bouche, le film commence vraiment, et nous présente les personnages ainsi que l'intrigue...


satan's slave

Et là, il faut malheureusement l'avouer : ça devient un peu soporifique. Contrairement à un début prometteur et une entrée en matière rapide et assez "gore", l'histoire sombre assez vite dans une sorte de mélodrame familial sans conviction, où il ne se passe quasiment rien, et où l'on se borne à suivre le rétablissement de Catherine qui semble souffrir de mélancolie accrue par l'impossibilité de quitter la maison. A cela s'ajoute des visions, de mauvais pressentiments liés à l'histoire d'une sorcière ayant vécu dans les parages. On notera que le titre du film n'est pas représentatif de l'histoire, ce qui peut décevoir.
Rien de bien folichon en somme, si ce n'est quelques scènes d'horreur mettant en scène la sorcière en question et quelques meurtres inexpliqués, épileptiques et violents, venant pimenter la monotonie du film.
Par ailleurs, une étrange relation incestueuse se crée entre Catherine et son cousin Stephen.


l'esclave de satan

Pourtant, on reconnaît la patte de Norman J Warren : il y a beaucoup de bonnes idées, avec une pointe d'amoralité, le réalisateur ne fait pas dans le conventionnel et n'hésite pas à se servir de blasphèmes religieux pour "égayer" son film. (Catholiques s'abstenir).
Les relations entre les personnages sont plus touffues qu'elles n'y paraissent, sans atteindre la "complexité" d'"Alien Prey". En parlant d'"Alien Prey", on constate de nombreux points communs (sans parler de Stephen, qui ressemble à s'y méprendre à Anders Anderson, le playboy extra-terrestre) :
La pointe d'immoralité, bien sûr, mais aussi la propension à filmer certaines scènes sans intérêt de façon soutenue, ou encore de faire vaquer ses héros dans les bois. (Eh oui, c'est parfois d'un romantisme bucolique...)
Le type de configuration des lieux est d'ailleurs le même : une maison isolée dans un bois et quelques personnages centraux. Avouons que cela permet aussi d'alléger grandement le budget d'un film.


satan's slave

Sans vous gâcher le plaisir, la fin à elle seule vaut le détour : surprenante et habile, un retournement viendra récompenser ceux d'entre vous qui garderons leurs paupières ouvertes, et vous apportera une nouvelle compréhension à certains détails subtils du film.
De ce fait, les longueurs sont aisément pardonnées, on les oublie même pour ne retenir que les bons moments du film. On affiche même un sourire-banane en voyant que... mais chut ! On vous laisse la surprise !!!
Si vous avez envie de voir un bon petit film, qui ne casse pas des briques mais qui est agréable avec des petits pics gores, quelques scènes de rituels sataniques, des filles nues, et une idée finale jouissive, alors allez doucement vers ce premier film réussi de Norman J Warren, auquel on pardonnera des imperfections de jeunesse.


maht & bloodyjane

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