* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

black godfather (the)

black godfather (the)
Aka: le parrain noir de harlem, street war

black godfather (the)

Un petit malfrat surnommé JJ voit son acolyte mourir lors d'un règlement de compte nocturne. Il est lui-même bien amoché, mais est secouru par un boss du quartier. Celui-ci décide de le prendre sous sa coupe, car il faut le dire JJ est un jeune fougueux, plein de volonté et qui a de la valeur.
Mais seulement, JJ a une conscience morale, et il ne supporte pas qu'un gang de blancs, dirigé par Tony, vienne semer la misère et vendre de la drogue dans son quartier. Il a donc l'insolence de le sommer de cesser ce trafic ! De ce fait, JJ s'attire les foudres de Tony et entraîne tout son gang dans une guerre sans pitié pour reconquérir le quartier. Et dans cette jungle urbaine, tous les coups seront bien entendu permis....


le parrain noir de harlem

Nous voilà plongés dans un énième polar black exploitation, bien moulu années 70, avec tous les ingrédients habituels : grosses bagnoles, fringues "Huggy les Bons Tuyaux", coiffures afros... Les personnages du film, des truands des quartiers noirs, ont la classe. Ce sont des "durs au coeur tendre", ils sont loyaux et ne font pas de coups dans le dos... sauf 3 irréductibles qui usent de manières musclées... va-t-on dire.
Leur chef, JJ est considéré comme un véritable héros, puisqu'il se pose en sauveur du peuple noir et est vénéré par les siens. Bref, tout ce beau monde est dans le camp des gentils.
Le gang des blancs en revanche est vicieux, hargneux, prêt à tout pour quelques dollars et Tony va même jusqu'à kidnapper la fiancée de JJ ! Bref, ils sont dans le camp des très méchants.


black godfather (the)

De même les thèmes sont banaux : les blacks veulent rendre leur quartier plus agréable à vivre et l'assainir. Les blancs viennent y foutre le bordel et profiter de la misère des noirs... Et c'est l'éternel guerre des gangs, sous fond de trafic de drogue et vols en tout genre.
Comme dans tout film blaxploitation qui se respecte, nous trouvons une scène romantique au milieu du film montrant le héros nageant dans le bonheur en compagnie de sa douce et tendre.
Il y a également le flic (blanc), ripoux qui tire les ficelles entre les deux clans et une fille noire et sauvage qui se bat comme un homme !
Bien entendu, le tout est agrémenté d'une musique Soul, typique de l'époque et de ce genre de film...
Rien de bien nouveau sous le soleil donc, du déjà vu et revu.


le parrain noir de harlem

D'autant plus que le tout est assez moyen... Un point positif : les acteurs jouent correctement. Cependant le film souffre de nombreuses imperfections...
Le rythme est mollasson et on pourrait s'attendre à mieux pour un tel film d'action. Car de l'action, il n'y en a pratiquement pas. "The Black Godfather" ne s'accélère qu'à la toute fin. Il y a très peu de scènes de courses poursuites, pratiquement pas de violence, et on assiste régulièrement aux sempiternels papotages entre les membres des clans.
La musique est comme l'action : molle et inefficace. Le tout manque de pêche... on est bien loin d'un Roy Ayers (compositeur de la BO de "Coffy") ou encore d'un Isaac Hayes ("Shaft").


black godfather (the)

Beaucoup de parlottes, peu d'actions, une intrigue peu originale, une musique transparente, un rythme lent... vous l'avez compris, "The Black Godfather" n'a rien de transcendant et n'a pas l'attrait de certains films blackex.
Cependant, il faut relativiser... bizarrement on ne s'endort pas même si on s'ennuie parfois, il y a un brin de suspens, et l'acteur principal : Rod Perry, alias JJ, relève quelque peu le niveau. Et nous donnerons une mention spéciale au générique, sur tons rouge et noir, du plus bel effet.
Pour conclure, je dirais que "The Black Godfather" relève plus du téléfilm que du film.
A regarder donc, en famille, de préférence un après midi de jour férié, lorsqu'on n'a rien d'autres à faire.


bloodyjane

Affiche(s)

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