* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

silent night, bloody night

silent night, bloody night
Aka: death house, night of the dark full moon

silent night, bloody night

John Carter, avocat de son état et représentant de Jeffrey Buttler, arrive dans un village pour vendre une maison, ou plutôt la maison du grand père de Jeffrey : Wilfred.
La maison a un passé redoutable : il y eut un meurtre et elle fut utilisé un certain temps comme asile...
Le maire du village et ses conseillers, désireux de racheter le " monument" , acceptent l'offre de l'avocat, qui consent à la vendre 50000 $ à condition d'avoir la somme cash, et avant le lendemain soir, soit le 25 décembre (Noël, si il y en a qui ne serait pas au courant ).
Mais l'avocat se fait tuer sauvagement le soir même, alors qu'il demeure dans la fameuse maison. Qui plus est, les conseillers du village reçoivent de mystérieux coups de téléphone d'une certaine Marianne, qui semble en savoir long sur leur passé...


death house

Plus qu'un résumé de "Silent Night, Bloody Night", le paragraphe précédent est une sorte d'ouverture, de mise en bouche.
En effet, l'histoire se démêlant petit à petit, je ne pourrais pas la résumer en quelques lignes, et encore moins la développer, de peur d'en révéler l'intrigue.
Mais sachez que le film commence plutôt lentement, et que cette ouverture finit sur un meurtre franchement impressionnant, inopiné et violent.
Et puis vite, on comprend qu'on n'est pas dans un shocker ou un quelconque film d'horreur. L'histoire prend peu à peu place, puis prend une place essentielle, et on nous incite à démêler nous même la pelote, à enquêter pour comprendre le pourquoi du comment.
Vous aimez les films qui vous disent explicitement " le méchant, c'est lui" ?
Passez votre chemin !


silent night, bloody night

Comme quoi petit budget ne rime pas toujours avec histoire insipide : ici, nous avons une histoire simple mais développée de façon complexe. A la fin du film, en essayant de remettre l'histoire dans l'ordre, on émet des hypothèses, on cherche des repères, et on se dit qu'on s'est bien fait avoir par ce petit film qui ne paye pas de mine.
Les acteurs jouent sobrement et sans fioriture, avec une mention spéciale pour le "héros" Jeffrey Buttler (James Patterson) charismatique, qui campe plutôt bien son personnage mystérieux.
La réalisation quant à elle, sans être extraordinaire, ne nuit en rien à la narration de l'histoire, et frôle parfois le génie : je pense notamment à la première scène de meurtre, qui est brutale, filmée en saccade, et qui donne froid dans le dos.
Je pense surtout à la scène de "flashback" dans l'asile, filmée en sépia sur fond de musique de Noël. Scène qui distille une angoisse pure et sournoise, qui s'empare insidieusement de vous, et qui a fini par foutre les pétoches à votre serviteur, qui en a pourtant vu d'autres ! C'est dire...


death house

Puisque je parlais des personnages : à priori normaux, on découvre peu à peu qu'ils ont tous quelque chose d'inquiétant, d'irrationnel, ce qui n'est pas sans donner une atmosphère particulière au film.
Le personnage de Jeffrey, notamment, est particulièrement trouble, et ce jusqu'à la fin du film... Fin du film qui ne nous donnera aucune réelle explication à son comportement...
Et il y a cette atmosphère qui pèse tout au long de "Silent Night, Bloody Night", dans un village qui tient du fantôme, où les rôles s'inversent et s'échangent, où le temps semble s'étirer et se compresser, où la notion de distance ne semble pas exister ...
Alors, cet espace-temps variable : une suite d'erreurs scénaristiques, ou coup de force diégétique ?
A priori, je pencherais pour la deuxième option, mais je n'ai aucune certitude...


silent night, bloody night

Je me rends compte que je suis assez dithyrambique, alors qu'au sortir du film, j'étais mitigé, entre le traitement de l'histoire abracadabrant, l'impression de brouillon, et les très (très) bonnes scènes que j'ai citées au dessus...
Puis, le film prend de l'ampleur... Après le visionnage !
Quand vous commencez à remettre les pièces dans l'ordre, que vous remarquez la (in)cohérence de l'ensemble, l'ambiance finement distillée qui finit par envahir "Silent Night, Bloody Night"... A ce moment, on se dit qu'il n'est pas mauvais ce petit film... Pas mauvais du tout même !
Néanmoins, je ne le conseillerai pas aux fans de shockers sanguinolents, même si quelques meurtres égrènent le film... Et si on ne rentre pas dans le film, on risque de passer à côté de l'essentiel.
Le scénario est complexe, peut être même trop complexe, et les retournements de situation pourront en rebuter plus d'un.
Mais en même temps, si vous réussissez à vous immerger dans l'histoire, vous aurez le droit à une histoire sympathiquement racontée, deux/trois bonnes frayeurs, et une scène qui mériterait de rester dans les anales
Bref, un bon petit film pour vos longues soirées d'hiver... après avoir vérifié que votre porte est bien fermée à clef.


maht

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