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suor omicidi

suor omicidi
Aka: la petite soeur du diable, killer nun

suor omicidi

Soeur Gertrude travaille dans un hôpital civil, où elle est appréciée aussi bien des patients et du personnel, que de sa consoeur (Soeur Mathieu).
Mais depuis qu'on lui a découvert une tumeur au cerveau, soeur Gertrude a un comportement de plus en plus particulier. Ainsi, des maux de tête, des délires et des envies de meurtres la prennent alors qu'elle travaille.
Pire, elle est devenue accro à la morphine qu'elle utilisait pour se soigner, et qu'elle s'injecte maintenant insidieusement pour faire des voyages cauchemardesques dans son subconscient.
S'abat alors sur l'hôpital une succession de meurtres tous plus mystérieux les uns que les autres. Meurtres qui se produisent (comme par hasard) lors des délires psychotiques de Soeur Gertrude !
Heureusement, Soeur Mathieu, en bonne chrétienne, couvre la nonne. Elle l'aide à se débarrasser des preuves accablantes que Soeur Gertrude sème sur les lieux des crimes, et qui en font la coupable idéale.
Mais planent de lourds mystères sur les protagonistes de cette histoire : Pourquoi Soeur Gertrude tue t'elle pendant ses mauvais trips sous morphine ? Pourquoi est ce que Soeur Mathieu exhibe son opulente poitrine dès qu'elle le peut ? Et Le Dr Roland. Comprend-il se qu'il se passe dans son hôpital ?


la petite soeur du diable

Pas vraiment convaincu par ma première expérience de nunsploitation que fut "Flavia la Monaca Musulmana" mais toujours intéressé par le genre, la perspective de voir "Suor Omicidi" m'emballait plutôt.
Le titre était éloquent : une nonne tueuse ! Du sang et des prières ! Bref que demande le peuple ? Pourtant, je le sais qu'il faut se méfier des titres de films (surtout quand c'est marqué "Tiré d'une histoire vraie"). Mais je me suis quand même fait avoir !
Pourtant, et même si le film ne commence pas sur les chapeaux de roue, j'avais bonne espérance : l'ouverture du film se fait sur un confessionnal où une nonne affirme qu'elle veut se venger de ce que lui a fait un homme ! Et qu'elle le fera payer à tous les hommes !
Puis on voit Soeur Gertrude, psychotique et morphinomane, plutôt bien campée par Anita Ekberg (La fameuse Sylvia, dans "La Dolce Vita" de Fellini), et on se dit qu'on va bien s'amuser !
Surtout que Soeur Gertrude à l'air d'avoir une attirance pour les scalpels, s'amuse à débrancher les cathéters de ses patients, va s'acheter sa morphine, et en profite pour coucher avec un inconnu au passage ! Tout un programme !


suor omicidi

L'histoire malheureusement, ne tient pas ses promesses. On suit les méfaits de Soeur Gertrude, son état mental qui va de mal en pis, et son addiction qui va de pis en pis... on assiste aux histoires internes de l'hôpital. Tout cela est sans doute très intéressant pour eux, mais nous, on s'ennuie un peu.... Si vous voyez ce que je veux dire.
Surtout que les meurtres suggérés par le titre se font rares, trop rares. Et pas vraiment intéressants. On sursaute à peine... Que dis-je ! On frémit à feu doux !
Joué sobrement dans l'ensemble, on remarquera particulièrement Paola Morra dans le rôle de Soeur Mathieu, qui, si elle n'est pas une actrice formidable, attire l'oeil de la camera par une moue à croquer, véritable invitation au plaisir, et une poitrine plus qu'opulente.
Enfin, Joe Dallesandro, réputé pour ses rôles dans les films d'Andy Warhol (entre autre), joue le Docteur Roland, personnage inintéressant. Dommage.


la petite soeur du diable

Et en fait, je crois voir où veut en venir le film : prendre les perversions liées aux nonnes, et les énumérer. Par là, j'entends : la nonne droguée, la nonne prostituée, la nonne homosexuelle, la nonne qui tue, la nonne voyeuse, etc... Et pourquoi pas finalement ?
Le problème, c'est que c'est fait un peu en dépit du bon sens, et superficiellement.
Par exemple : quand Soeur Gertrude fait l'amour avec un type qu'elle croise dans un café, elle n'est pas en nonne, mais en civil. De même, on ne verra jamais la nonne tuer (on l'entraperçoit à peine, à la fin). Quand les nonnes sont nues, elles sont nues (logique), mais rien ne les rattache à leur croyance (pas de voiles, pas de croix, rien).
Bref, par un tour de passe-passe, on vous fait croire qu'on va vous montrer des nonnes qui baisent, des nonnes qui tuent, et on ne voit finalement que des nonnes qui prient et des nonnes qui soignent.
La seule scène que retiendra l'impie que je suis, est un ersatz de simulation de fellation où une des nonnes lèche la braguette du docteur Roland. On a vu mieux...


suor omicidi

Finalement, "Suor Omicidi" pêche par orgueil et n'a pas les épaules qu'il aimerait avoir. Du moins, avec un titre pareil. On s'attend à des meurtres, mais on a un mélange tiède d'horreur, de thriller, et de drame, etc... La Bible est bien plus violente et intéressante !
Pas réellement désagréable à regarder, bien que souffrant de quelques longueurs, on n'en retiendra malheureusement pas grand-chose, si ce n'est la jolie Paola Morra, malheureusement sous exploitée.
Reste qu'avec un peu d'imagination, on sera peut être content de se dire que comme nous, les Soeurs font l'amour, se prostituent, se droguent, tuent... Des filles normales quoi !
Un film à réserver aux accros de la soutane et des pets de nonnes. A la rigueur, si vraiment vous n'avez pas grand-chose à faire par un dimanche après midi pluvieux... après la messe.


maht

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