* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

terror

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Aka: la terreur des morts-vivants, damnation

terror

James Garrick, après avoir montré son dernier film à ses amis, leur explique que le scénario raconte l'histoire réelle qu'a vécu une des ses ancêtres. Depuis la mort de celle-ci plane un mauvais sort sur sa famille, car cette ancêtre aurait provoqué la colère d'une sorcière. Dans l'assemblée, beaucoup de personnes sont sceptiques quant à la véracité de l'histoire et les dialogues vont bon train. Aussi, profitant de l'ambiance mystique installée par la discussion, l'un de ses amis en profite pour faire un spectacle : il prétend hypnotiser sa petite amie. Devant l'incrédulité du public qui soupçonne la petite amie d'être complice, il décide alors d'hypnotiser Ann Garrick, la cousine de notre réalisateur. La jeune fille entre effectivement dans un état second mais finit par inquiéter toute l'assemblée... en effet, elle n'effectue pas les ordres prononcés par l'hypnotiseur mais se dirige tout droit vers l'épée accrochée au mur, épée qui a transpercé il y a des centaines d'années l'ancêtre de la famille...


la terreur des morts-vivants

L'incipit du film n'est pas sans intérêt. Surprenant, il démarre sur un subtil effet de style et met en appétit le spectateur. Il place automatiquement l'intrigue et l'ambiance du film. Norman J. Warren annonce la couleur : le film va traiter d'envoûtement et de sorcellerie. On y retrouve la chasse à la sorcière, le bûcher, les phénomènes inexpliqués, les rafales de vent dans la maison, les objets qui se cassent et se déplacent seuls... Tout est fait pour martyriser nos protagonistes. De nombreuses scènes d'horreur, plus ou moins sanglantes, s'enchaînent alors. Cependant, le tout n'est pas cohérent... les scènes semblent apposées les unes à côtés des autres, sans réel lien, juste pour nous montrer de l'horreur... Il n'y a pas de cohérence, tant dans l'enchaînement des scènes que dans l'histoire. Le sort a été lancé contre la famille de James, alors pourquoi les autres personnages meurent les uns après les autres ?
Outre ces incohérences, le film manque d'homogénéité.
Certaines scènes semblent durer une éternité, et sont dénués d'intérêt. Par exemple, nous retrouvons la traditionnelle course dans la forêt (chère au coeur de Norman J. Warren) qui s'éternise sans apporter un plus à l'intrigue. En voulant installer un suspens grandissant, le réalisateur quelque peu maladroit lasse le spectateur car au final il ne se passe rien, ou si peu... Nous retrouvons aussi des passages peu originaux, présents dans de nombreux films d'horreur : la jeune fille qui tombe en panne dans la campagne, qui se réfugie dans une maison lugubre et est effrayée par un homme, celui-ci n'étant pour finir que le dépanneur qu'elle a appelé...


terror

D'autres scènes prêtent à sourire, certains acteurs jouant très mal la souffrance, l'étonnement... le ridicule de leur situation peut nous mettre en joie...
D'autres au contraire, sont d'un rythme soutenu, très rapides et intéressantes... Parfois l'effet de surprise est réel et le réalisateur réussit à installer une ambiance, par l'esthétique et l'atmosphère sonore, on se surprend à sursauter devant la soudaineté d'un acte ou d'une apparition. Et d'un point de vue esthétique, certains passages sont très réussis. Ce mélange de lumière, de couleur, de sons épileptiques, de clairs-obscurs et cette atmosphère confinée, donne une teinte toute particulière à certaines scènes où bien souvent rien n'est montré (pas de sang, pas de cadavre). Parfois proches d'un Dario Argento.


la terreur des morts-vivants

Réalisé juste après "Satan Slave", le réalisateur fait un clin d'oeil à son précédent film en intégrant une affiche de ce film accrochée au mur du studio. En effet, le sujet est similaire alors pourquoi ne pas faire sa propre publicité ?? D'autant que "Terror" parle intrasèquement du cinéma. Le personnage principal est réalisateur, et l'intrigue se déroule dans l'univers du cinéma. En dehors du fait que les cinéastes sont forcés de faire des films érotiques dans des endroits sordides pour vivre, la réflexion sur le cinéma ne va pas très loin. Et, parmi les affiches de film et de vedettes de la chanson, on retrouve étrangement tout au long du film de nombreux poster "Ricard". Ce qui nous fait penser que soit Norman J. Warren apprécie cette boisson anisée (c'est d'ailleurs son droit), soit a eu besoin d'un petit coup de pouce financier (c'est aussi son droit après tout).
Par ailleurs le jeu des acteurs est en général correct et les deux acteurs principaux sont typiquement warrenniens, en tout point identiques à "Satan Slave" et "Alien Prey".


terror

S'intercalant entre ces deux films, "Terror" est une bonne transition. On y retrouve de l'un et de l'autre, bien qu'il soit plus proche et plus réussi également que "Satan Slave". Cependant on sent poindre ce second degré et les situations ridicules tellement enchanteresses d'"Alien Prey" !
Au final, je dirais que ce film est correct, bien qu'il soit très inégal. On s'ennuie parfois fermement, on sursaute quelques fois, on sourit également, et certaines scènes sont intéressantes et surprenantes. Cependant, on déplore tout de même ce manque d'homogénéité, car le film aurait pu être très bon si le réalisateur ne s'était autant dispersé...
Un film à regarder entre amis et en famille quand les enfants sont au lit !


bloodyjane

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