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yôkai daisensô

yôkai daisensô
Aka: démons contre fantômes, big ghost war, big monster war, ghosts on parade, yokai monsters: spook warfare

yôkai daisensô

Alors qu'ils désirent "visiter" les vestiges de l'ancienne Babylone pour y trouver quelques trésors, deux pillards réveillent par mégarde Daïmon, un démon enfermé parmi les ruines de la cité. Enfin libéré, et après des siècles de sommeil contrit, Daïmon se fait une joie d'aller parcourir le monde pour conquérir de nouveaux territoires.
Pendant ce temps, Mademoiselle Chie et son père, le magistrat Hyogo Isobe, sont en train de pécher. Le magistrat demande à sa fille de retourner chez eux avant qu'un orage n'éclate, orage qui est en fait provoqué par l'arrivée de Daïmon.
Lorsqu'il revient à son domaine, le magistrat n'est plus le même. D'homme gentil et bon, il est devenu méchant et est craint par ses proches. C'est que Daïmon a pris la place de Hyogo Isobe !
Mais en ayant pris la place du magistrat, Daïmon marche sur les platebandes de Kappa, l'esprit qui hante habituellement ce domaine. Décidé à en découdre avec lui pour récupérer son "bien", Kappa le provoque en duel. Mais c'est sans compter sur la puissance colossale du démon occidental. Kappa décide alors de demander de l'aide à d'autres fantômes japonais.


démons contre fantômes

J'avais apprécié le premier film de la série "Yôkai Monsters" : "Yôkai Hyaku Monogatari". Je l'avais trouvé agréable, dépaysant, utilisant une histoire simple mais efficace au service d'une mythologie japonaise plus que riche. Bref, j'étais content d'en découdre avec le second opus, qui de plus, est réputé pour être le meilleur de la série.
Le synopsis est d'ailleurs prometteur : les monstres japonais vont défendre leur patrimoine en se battant contre un démon occidental (qui est en fait une sorte de vampire, mythe typiquement européen) qui veut étendre sa domination sur le Japon. Les monstres japonais sont donc au centre de l'histoire, les humains passent au second plan.
On retrouve avec plaisir toute une pléiade de monstres qui apparaissaient déjà dans le premier film : Karakasa l'ombrelle à la langue gigantesque et à l'oeil unique, la femme au long cou, celle aux deux visages, etc...
Pas de changement pour les costumes et maquillages, c'est toujours assez sommaire, mais le charme fonctionne toujours aussi bien. "Le charme de l'Asie", diront certains...


yôkai daisensô

Las. "Les charmes de l'Asie" n'ont jamais suffit à faire un bon film. Ca se saurait ! Et il manque définitivement quelque chose à ce film.
L'histoire en elle-même n'est pas vraiment mauvaise. Simple, mais pas mauvaise. C'est plutôt le traitement qui pêche.
Grosso modo, là où le premier film offrait un conte merveilleux et évitait les clichés du film de monstre japonais (Kaiju Eiga), "Yôkai Daisensô" s'y complait et utilise tous les poncifs cher à "Ultraman" : démultiplications, monstre qui grandit démesurément durant le combat final, etc. Loin de moi l'idée de critiquer ce genre de film : ils ont parfois du charme et des qualités que bien des films actuels n'ont pas. Reste que j'avais espéré mieux.
Dommage... Certains personnages tirent leur épingle du jeu. Les monstres, d'une façon générale, sont très attachants. Kappa tout particulièrement. Drôle et fragile, il est l'antihéros rêvé pour un conte merveilleux, avec son besoin de se mouiller la tête continuellement.


démons contre fantômes

Et les humains ? Loin d'être inexistants, ils sont la trame de fond de l'histoire, le levier par lequel Daïmon veut prendre possession de la région.
Pourtant, d'une façon générale, les Hommes sont des personnages insipides et/ou anecdotiques.
Seuls deux d'entre eux retiennent l'attention : Shinpachiro et Mademoiselle Chie. Ils ont un rôle central, voir essentiel, et tous les attributs qui pourraient en faire des personnages intéressants. Pourtant, ils sont bizarrement peu utilisés, relégués à des seconds rôles spasmodiques. On aimerait en savoir plus, les suivre un peu plus, savoir le pourquoi, le où, le comment. Mais non. Ils n'ont pas de profondeur. Et c'est le cas de la majorité des personnages humains.
Quid de l'oncle de Shinpachiro, moine bouddhiste ? Et des enfants destinés à être offerts à Daïmon, qui s'échappent et permettent aux fantômes japonais de sortir de leur prison ?
Ne les cherchez pas : ils disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus dans le film. On se demande même dans quelle limite ils ne sont pas des béquilles uniquement destinées à faire avancer le scénario...


yôkai daisensô

Pas vraiment convaincu par "Yôkai Daisensô", donc.
D'un prime abord intéressant, on regrette vite que l'histoire tienne plus du Kaiju Eiga que du conte, comme l'était "Yokai Hyaku Monogatari". Avec les qualités et les défauts que cela sous-entend.
Mais même en ne faisant pas de comparaison avec le premier opus, on ne retient de "Yôkai Daisensô" que l'ennui qui s'installe insidieusement pendant les 1h20 du film. Et 1h20, c'est court ! Bref, si j'étais content de voir ce film, au fur et à mesure, je n'avais qu'une hâte : qu'il finisse !
Plutôt bien interprété, sobrement réalisé, le film pourrait être assez plaisant. Les monstres sont toujours aussi attachants, d'autant qu'ils parlent maintenant, ont des caractères, et qu'ils ont une véritable place dans le film. Mais pourquoi cela s'est fait au détriment des humains ?
C'est la question qui hantera mes nuits... en attendant :"Yôkai Monsters 3"


maht